12 Days of Christmas #2 – Secret Santa : Six Feet Under S01E01

Par décret du prisme lunaire, chaque membre de la rédaction s’est vu assigné un autre membre de la rédaction avec la mission suivante : choisir, parmi les œuvres (film, série, album, bouquin, etc.) qu’il aime à ressasser en période de Noël, une oeuvre qui pourrait plaire à cet autre membre. Le Père Noël Mystère du jour est tombé sur Corbillot, et il a choisi pour lui le pilote de la série Six Feet Under.

Gibet : Corbillot, t’étais content d’avoir ça dans ta chaussette ?

Corbillot : Oui, j’étais content de tomber sur Six Feet Under. J’avais jamais vu, mais ça fait partie de ces séries dont tu te dis qu’il faudra bien un jour que tu te mettes à les regarder. Bon, le problème, c’est que la liste s’allonge d’année en année. J’ai donc regardé le premier épisode de la première saison. Et j’ai l’impression que la scène d’intro, je l’avais déjà vue. Je l’avais vue parce qu’ils nous l’avaient passée quand j’ai tenté un concours de journalisme. Il fallait qu’on retienne un maximum d’éléments pour répondre à un questionnaire après (intérêt = 0). Mais du coup ça me fait penser aussi que la série jouit d’une réputation énorme. Pour les sérievores, j’ai l’impression qu’elle figure toujours dans leur top (quelque part entre The Wire et Les Soprano). Je savais bien sûr que le cadre de la série était une entreprise de pompes funèbres. Evidemment, je trouve ça original mais j’avais peur que ça fasse une sorte de série-thème qui tourne un peu en rond au bout d’un moment. Mon gros problème avec les séries c’est que je trouve souvent ça trop décomposé, trop étiré.

Pour ce premier épisode, je dirais à mon Santa que ça rentre dans l’idée que se fait HBO d’un premier épisode. On commence dans une situation scénaristique qui parait déjà extrême, comme si une ou deux saisons s’étaient déjà écoulées. Ça me plaît bien parce qu’on nous fait comprendre, si je ne m’abuse, qu’il faudra pas s’attendre à un truc qui va nous couper le souffle, nous tenir en haleine, mais plutôt à quelque chose qui va nous éprouver, nous rentrer dans le cerveau plus durablement. J’ai beaucoup apprécié la façon dont la réception de la mort d’un proche est amenée. On a souvent une idée de ce que doit être la réaction appropriée (le chagrin absolu, l’hystérie, les larmes, les mouchoirs). Ici, j’ai eu l’impression que la mort était vécue de façon totalement différente pour chaque personnage. Et, moralement, ils ont tous une attitude limite. Or, pour les gens qui n’ont pas connu un drame similaire dans la vie, il y a une appréhension par rapport au chagrin : « serais-je à la hauteur de ce que les autres en attendent ? », « si je ne pleure pas, dira-t-on que je suis un monstre ? ». Bref, ce thème de la réception de la mort me paraît traité de façon extrêmement original dans ce premier épisode.

Gibet : Ce premier épisode a un lien direct avec Noël non ?

Corbillot : Oui l’épisode se déroule au moment de Noël.

Gibet : Et ça dit quelque chose de particulier sur la fête ?

Corbillot : C’est juste un fond. L’un des fils du défunt rencontre une femme dans un avion, ils niquent à leur arrivée a l’aéroport. Le fils apprend la mort de son père par téléphone juste après l’acte. La nana elle est revenue passer Noël dans sa famille, mais l’ambiance est pourrie. Noël n’est pas fêté en fait.

Gibet : Ça t’a donné envie d’en voir plus ?

Corbillot : Je regarderais bien la suite.

Gibet : Eh bin, c’est pas très décidé ça. Appelons ton Secret Santa pour mieux te motiver.

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DYLANESQUE !!!

Gibet : Dylanesque, Corbillot a kiffé le pilote de Six Feet Under mais reporte aux calendes le visionnage de la suite – qu’est-ce que tu lui dis pour qu’il se mate sans faute l’intégrale en 2016 ?

Dylanesque : Le pilote est vraiment représentatif, des deux premières saisons en tout cas (la troisième prend un virage un peu quitte ou double selon l’amour qu’on a pour les personnages). Il est tout ce que doit être un bon pilote : un best-of de la série à venir.

Gibet : Bien. J’ai une question et une proposition. La question : Corbillot me dit que Noël est juste un décor dans l’épisode, qu’est-ce que tu en penses ? J’ai du mal à croire qu’il n’y ait pas un propos particulier sur Noël, étant donné que c’est une série familiale, avec un regard que j’imagine un peu critique sur la structure familiale. La proposition : Corbillot, est-ce que tu es chaud pour mater Six Feet Under en 2016 ? Tu prends la chose à ton rythme, et chaque mois on fait le point, avec Dylanesque et Aloïs, qui aussi adore la série. Une sorte de Challenge séries mais avec une seule série.

Dylanesque : À mon sens, Noël joue au contraire un rôle important dans cet épisode. Avant la mort du patriarche, qui est une raison concrète pour une réunion de famille, le 25 décembre est une raison artificielle pour une réunion de famille. Une tradition. Et avant la mort d’un proche, la mort était aussi une tradition pour les Fisher donc les deux événements sont liés. Dans les deux cas, l’hypocrisie est au rendez-vous, les rancœurs, les problèmes de communication, les souvenirs, le marquage du temps qui passe. Les thèmes favoris de la série. Le fait d’avoir moi-même perdu un proche le jour de Noël n’a fait que renforcer mon lien avec Six Feet Under, dont je suis tombé amoureux à l’âge de 15 ans, ma porte d’entrée étant la jeune Claire. À chaque revisionnage, le personnage auquel je m’identifie évolue selon la période de ma vie. Et lors de ce triste Noël, j’ai particulièrement vibré lorsque Nate et sa soeur parcourent les allées d’un supermarché avec la mort en tête et les musiques synthétiques de Noël dans les oreilles. La deuxième saison aura aussi son épisode centré autour des fêtes, tout aussi fort mais que je vous laisserais le loisir de découvrir en temps voulu. En tout cas, je serais ravi de revisiter ma série préférée avec vous.

Corbillot : OK pour regarder la série sur un temps relativement long, ça me va.

Gibet : Si tu veux avoir fini dans un an, il faut regarder 5,25 épisodes par mois !

Corbillot : Ça devrait pouvoir se faire, enfin si l’épisode 1 est un best-of de la série comme le dit Dylanesque, ça peut être vraiment cool. J’ai hâte de voir Michael C. Hall dans une série qui se barre pas en sucette, parce que son potentiel de comédien est génial. Il avait réussi à me faire regarder Dexter jusqu’au bout, alors que saison après saison, c’était la déliquescence.

Quelle belle journée de Noël sur Lunécile ! Non seulement, les sélénites étaient bien contents de leur cadeau, mais en plus on sortait de la rencontre avec un projet de série d’articles pour 2016 ! God bless us, every one !

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