Doctor Who, du S09E04 au S09E06

Charmant lecteur, nous revoilà ! J’espère que tu aimes toujours Doctor Who car jusqu’à la fin de la saison 9, ici nous en parlerons, opiniâtres, inextinguibles. Tous les trois épisodes (la première partie est ici) tu pourras lire les interminables discussions de Gibet, Clo et moi-même, accompagnés chaque fois d’un invité différent – cette fois-ci, nous sommes très fiers de te présenter Tom Delanoue, fondateur du site culturel Oblikon et de 1098, consacré au vin. Alors sors ta meilleure piquette et soûlons-nous ensemble pour l’amour de Gallifrey !

Doctor Who Capaldi dead lunécile

Gibet : Tom, quel est ton sentiment général sur la série ?

Tom : Je suis un très grand fan du Docteur, et en particulier du run de Russel T. Davies avec David Tennant, qui pour moi marque le top de ce qui a été fait sur le personnage, et si Steven Moffat est un excellent scénariste, je suis moins confiant avec lui en tant que showrunner sur une saison. En revanche, j’ai admiré son travail de construction sur plusieurs saisons autour du personnage de River Song, et donc je lui fais confiance. La saison 8 a été pour moi une bonne saison d’introduction de Peter Capaldi en Docteur qui pour moi a réussi à arriver à la 2ème étape du Cycle de Régénération assez vite, je dirais à partir de l’épisode « Mommy of the Orient Express ».

Regeneration cycle lunécile

Pour moi, sur cette saison 9, Capaldi donne enfin une consistance tangible à son Docteur en incarnant toujours plus le personnage : on perd le tournevis sonique (jamais vu depuis la saison 5 des Classics) et le côté rock star est bad ass comme il faut, les lunettes de soleil deviennent le nouveau bow tie, et j’aime cette idée, un Docteur radicalement différent et qui s’affirme de plus en plus. Concernant les trois premiers épisodes, j’ai dit beaucoup dans mes critiques, mais globalement je trouve que le double épisode initial était un des meilleurs démarrages (depuis « L’Impossible astronaute ») et le 3ème était bien fait, bien qu’assez classique dans le genre huis-clos.

Gibet : Le Cycle de Régénération que tu cites je l’ai jamais vraiment compris – ou plutôt jamais vécu. Les spectateurs de Doctor Who 2005 ont pour l’instant assisté à trois regénérations et rencontré quatre ou cinq (en comptant John Hurt) interprètes différents pour le Docteur, autant d’occasions de vérifier qu’à ce sujet on peut toujours faire confiance à la série : le Docteur n’est jamais joué par un recalé des cours Florent. Même dans les épisodes les plus ratés, il y a forcément un instant de jeu du Docteur à sauver. Du coup mon Cycle de Régénération c’est « cool ! un nouveau bon acteur ! » et me voilà conquis dans le premier quart d’heure de son premier épisode. D’autant plus qu’en général l’acteur fait d’emblée une proposition forte, et le petit laps de temps où la série et l’acteur semblent pas tout à fait accordés ne vient pas à mon avis de ce que l’acteur a besoin de s’acclimater mais de ce que les scénaristes apprennent au fur et à mesure les possibilités de ce corps nouveau. On sait aussi que certains acteurs sont plus scrupuleux sur ce qu’on leur donne à jouer – David Tennant discutait avec Davies pour pas que son Docteur fasse n’importe quoi, ce que manifestement Matt Smith ne faisait pas (dès son premier épisode miam du poisson pâné avec de la custard LOL) – mais ça c’est absolument impossible de le savoir au départ. Donc, voilà où je veux venir, quand je lis des choses telles que « à x moment de la série tel acteur justifie enfin son emploi » (ce qu’on a beaucoup lu à propos de « Listen », et qu’on relit beaucoup à propos de ce début de saison 9), je crois plutôt lire « ça y est, cet acteur m’est devenu familier ». Je ne dis pas qu’il faut aimer uniformément tous les Docteurs, d’ailleurs que je sois plus sensible au charisme de David Tennant qu’à celui de Christopher Eccleston, c’est un fait, c’est indiscutable (les goûts les couleurs). Mais cette résistance aux nouveaux Docteurs fait qu’on a tendance à bouder notre plaisir. Je suis sûr que quand on revoit les premiers épisodes de tel ou tel Docteur a posteriori on se rend compte si c’était pas déjà fait qu’il était fort dès le début. Voilà : nous autres spectateurs de Doctor Who sommes trop affectifs, et ça engendre souvent des discours qui paraissent péremptoires car ils ne disent rien de plus que « c’est bon j’aime bien ce mec ». Vous êtes pas d’accord ?

Tom : Le Cycle de Régénération, je dois dire que je l’ai vécu. Après, tu le vis pour différentes raisons : tu adorais l’ancien Docteur ou les débuts d’un nouveau sont hésitants et au fur et à mesure qu’on avance, l’acteur prend ses aises, ce qui assied la personnalité du nouveau Docteur. Après, on préfère certaines incarnations à d’autres, question de goût. Il n’empêche que pour moi, sur la fin saison 8 / début saison 9, le Cycle de Régénération s’enclenche réellement dans le sens où Capaldi commence à maîtriser son Docteur, s’amuse dans le rôle, et donc prend une certaine liberté. Cette aisance le rend plus attachant, etc…

Gibet : Ce que je veux dire, pour le Cycle de Régénération, c’est que c’est très très subjectif le moment où on commence à se familiariser avec l’acteur, et que par là je suis un peu déconcerté par les tentatives de discours critique qui s’établissent là-dessus comme si c’était un truc tangible et universel, le moment m où tel acteur devient vraiment le Docteur. Comme j’essayais de dire, à mon avis, les différents acteurs qui ont été choisis pour incarner le Docteur – sauf peut-être William Hartnell, le tout premier, qui découvrait le personnage en même temps que tout le monde – ne sont jamais hésitants, s’amusent dès le début avec le rôle. J’en tiens pour preuve les premiers épisodes de chacun, revus après coup, après familiarisation avec l’acteur. Comme tu dis, ce genre d’énoncés repose sur un certain nombre de critères qui sont pas du tout objectivables – « j’adorais le gars d’avant » / « celui-ci me revient pas spontanément ». Ce serait recevable s’il y avait véritablement un décorticage de l’articulation du jeu de l’acteur et de l’écriture jusqu’au point d’harmonie mais en général ces notations sont vagues.

Lune : Je le vis pas comme toi non plus Tom, je mets juste un ou deux épisodes à retomber dans le « willing suspension of disbelief » : comme l’acteur est nouveau, il me faut un petit temps pour oublier de le voir comme un acteur et accepter que c’est un personnage. Le temps d’acclimatation est assez rapide pour moi parce que le seul point sur lequel je fais entièrement confiance à la série, c’est le casting des acteurs qui jouent le Docteur. Du coup quand je m’assieds devant un épisode avec un nouveau Docteur, je me mets pas dans une position sceptique mais j’ouvre en grand la porte à mon « willing suspension of disbelief », je suis toute prête à y croire, d’autant plus que cette confiance que j’ai en la série me rend curieuse et impatiente de voir en quoi le Docteur diffèrera des autres.

Doctor who s09e04 lunécile

S09E04 Before the Flood

Tom : Pour cet épisode, au-delà de la résolution classique de l’épisode sans grande surprise, c’est surtout le Docteur qui parle au spectateur qui m’a intrigué, sachant que Moffat a fait cela avec « Listen » (S08E04), je sais pas pourquoi, mais je sens comme un début de fil rouge sur le personnage de Capaldi. J’espère avoir raison.

Gibet : « Before the Flood », je me dois d’être honnête avec mon ventre avant de râler, ne m’a pas ennuyé. Il était divertissant de la même manière que le premier épisode de la saison était divertissant : bordélique mais rapide. Mais pendant que mon ventre ne s’ennuyait pas, ma tête fulminait et gueulait « C’EST PARESSEUX !!! C’EST RELOU !!! ». Paresseux parce que ça réutilise mécaniquement des procédés typiques de la série – je dois mourir c’est écrit dans le marbre du temps ouin ouin / ah en fait non y a une astuce (la semaine dernière on disait qu’ils essaieraient pas de nous faire croire à la mort du Docteur, eh bien si ils ont osé !!! ça peut être émouvant si on voit que le personnage est réellement persuadé qu’il va mourir mais pourquoi augmenter ça d’effets de réa gros plan zicmu pathos comme pour nous forcer en dépit de toute logique à être dupe avec lui ?) – et même de la série sous ce Docteur – comme t’as dit ils réutilisent Capaldi qui s’adresse direct au spectateur (j’y reviens) – et visuellement ça bouffe à tous les râteliers, un peu de Prédator, beaucoup de Harry Potter 3 et aucune des inventions que j’attends de la série. La semaine dernière j’invitais pour rire à faire la comparaison entre La Famille Bélier et « Under the Lake » – cette semaine c’est devenu vraiment possible ! On retrouve certains procédés du film d’Eric Lartigau adaptés à un contexte horrifique ! D’ailleurs j’ai trouvé ça très maladroit de mettre en images les vibrations que perçoit Cass, c’est pas un orque la meuf c’est une sourde ! Relou, enfin, relou – c’est sur ce point que l’épisode m’a saoulé – pour cet aspect didactique super poussif. Que ce soit l’intro ou le dialogue final avec Clara qui est en mode WAOUH QUELLE BOUCLE TEMPORELLE J’EN REVIENS PAS C’EST GÉNIAL (on dirait une auto-pub pour la série !), je trouve que c’est aussi mal foutu que hors de propos. L’intro de « Listen » était là pour déclencher le mystère, et puis le Docteur s’adressait au spectateur un peu par accident, le fait qu’il parle seul était justifié par ce dont il était en train de parler, la thématique de l’épisode ; là il s’agit juste de délivrer une définition à la C’est pas sorcier et avec tous les effets bling ça fait juste démonstration gratuite – regardez comme on va être brillants !!! Y a eu plein d’épisodes par le passé qui étaient de meilleures incarnations du Bootstrap Paradox que celui-ci, et ces épisodes ne se branlaient pas cinq minutes sur le fait de mettre en scène un Bootstrap Paradox. Moi j’ai vu tout ça comme des grosses béquilles scénaristiques. S’il y avait un Bootstrap Paradox particulièrement bien ficelé et lisible dans l’épisode y aurait pas besoin de le dire aussi fort par ailleurs.

Tom : Concernant le manque de créativité de l’épisode 4, c’est un grand oui. Le côté « sonar » rappelle Daredevil, et la structure du double épisode en général est assez proche des huis-clos classiques de Doctor Who comme « 42 », « The Satan’s Pit » and co… En revanche, je ne suis pas aussi négatif que toi concernant l’explication du paradoxe. Je doute que le choix d’explication ne soit valable que pour l’épisode, et je pense qu’il pourra être recoupé à l’avenir avec d’autres situations (la destruction/disparition de Gallifrey ?). C’est bête, mais je fais confiance à Moffat pour assurer cela. Surtout que les paradoxes temporels dans la série ont toujours été expliqués simplement (Timey Wimey…), donc si celui-là est expliqué, c’est qu’il doit avoir une implication supérieure.

Gibet : Oui, tout à fait pour le pompage Daredevil, j’avais pas fait le rapprochement ! Mais le procédé, à mon sens, fonctionne pas du tout dans le cadre de la représentation des sensations d’une sourde lambda (là où ça se tient à peu près pour celles d’un aveugle super-héroïque aux autres sens sur-développés). Quant à l’explication du paradoxe… Je ne trouve pas qu’elle est trop simple, je trouve qu’il n’y avait pas besoin d’expliquer. On est familiers de l’astuce Boostrap Paradox, Moffat l’adore et l’utilise plusieurs fois par saison. Pourquoi se mettre à l’expliquer aussi explicitement et platement maintenant ? Même si c’est une notion-clef de la saison, franchement, c’est beaucoup trop didactique, j’ai eu l’impression qu’ils voulaient nous placer en petits spectateurs imbéciles de leurs chefs-d’œuvre scénaristiques. Et puis ce serait super bizarre d’introduire une notion-clef de la saison dans l’épisode 4 non ?

Lune : Je suis globalement d’accord avec Gibet, juste un peu moins vénère. Je ne me suis pas ennuyée mais quand même ça me démangeait le sens logique et du coup ça foirait mon fameux « willing suspension of disbelief » et du coup c’est moins divertissant. Pour l’utilisation du Bootstrap Paradox, je trouve que ouais c’est un peu trop, après j’suis contente de connaître le nom, mais dans « Blink » c’était super lisible et y avait pas besoin de tout ça. C’est étrange de se mettre à raconter quelque chose qui a été simplement montré avant et qui passait tout seul. J’ai un peu eu l’impression de voir une parodie de plein de trucs dans cet épisode, pourtant j’aime bien quand y a des références à d’autres univers, mais y a une question de dosage qui rentre en jeu, l’épisode est rempli de ces références, et le reste c’est tellement déjà-vu dans la série que l’épisode en devient presque un hybride entre un clip-show et une parodie (je pars du principe que les showrunners ne sont pas sans culture et que les ressemblances n’étaient pas accidentelles, mais assumées, et que ce n’est pas du pompage malveillant hop sous le tapis personne remarquera).

Clo : Je n’ai pas été dérangée par le fameux manque de créativité dont vous parlez. Que le Docteur s’adresse au spectateur m’a assez surprise mais je trouve cohérent qu’il le fasse, il est toujours question de porosité des dimensions donc pourquoi ne pas se débarrasser de la limite entre le réel et la fiction, genre le Tardis traverse même le quatrième mur ! C’est vrai que ça sonne très pédagogique le « renseigne-toi sur internet petit » mais peut-être que c’est pour qu’effectivement le spectateur creuse les passionnantes théories temporelles pour ne pas être perdu quand la série va partir comme une folle dans la mise en situation de ces théories ! Et j’ai aussi été marquée par le rapport qu’entretenaient Clara et le Docteur avec les autres personnages. On leur reproche de n’avoir d’intérêt que pour eux et de mettre les autres en danger, tout fini pardonné mais je reste là-dessus. C’est rare que les autres personnages se soulèvent de cette façon ou c’est que je le remarque à peine ? Ils ont beau formuler le reproche ils n’en restent pas moins impuissants, ils finissent par accepter leur rôle secondaire. Sinon j’ai bien aimé l’effondrement du barrage à la fin, c’est épique, c’est beau, sans la mort du poisson par noyade j’aurais trouvé ça sérieusement intéressant.

Tom : Je rebondis sur la notion-clef qui serait expliquée dès l’épisode 4. Peut-être que je me fais un monde de rien, mais je me rappelle de River Song et son rôle entre les saisons 4 et 7, ainsi que le « Silence Will Fall » qui est cité au début de la saison 5 pour n’être finalement explicite qu’en fin de saison 7. Moffat aime distiller des indices le long des saisons autour du grand fil rouge du Docteur, au point de parfois en enchaîner 2 ou 3 (fil rouge de la saison, fil rouge du Docteur, fil rouge annexe type River Song). Et clairement, on peut supposer que le fil rouge de Capaldi est la recherche de Gallifrey comme vu en fin de saison 8, mais la présence de ces discours dans « Listen » et cet épisode 4 me laissent à penser qu’il y a anguille sous roche. À confirmer avec la suite des événements !

Gibet : Clo, je suis pas nécessairement contre le fait que le Docteur s’adresse directement au spectateur (d’ailleurs j’avais trouvé ça vraiment saisissant et excitant dans « Listen »), je ne suis d’ailleurs nécessairement contre rien, sauf quand ça m’a l’air comme ici à la fois une solution de facilité et une démo de petit malin. Tom, tu fais trop confiance à Moffat je trouve. Oui il aime distiller des indices sur le long terme, mais y a aussi la blinde de trucs qui sont lancés au pif et n’aboutissent jamais à rien, souvent c’est nous autres qui avons à lier les éléments après coup (au risque de surinterpréter) tellement c’est le bordel. Après c’est sûr qu’il va y avoir d’autres Bootstrap Paradoxes dans la saison et dans la série, puisque Moffat adore ça, mais ça ne légitime pas le recours à ces passages scolaires étant donné que, je répète, il y a déjà eu plein de Bootstrap Paradoxes plus subtils dans la série (et plusieurs récemment dans la saison 8), le spectateur est familier du truc, ces passages didactiques ne nous ont rien appris sinon, comme le dit Lune, le nom du concept. Et si vous me dites que c’est pour ceux qui prennent l’affaire en cours de route, moi je réponds qu’un beau Bootstrap Paradox bien ficelé fait comprendre le principe sans besoin d’expliciter. Sinon, je crois que l’insensibilité du Docteur à l’égard des personnages secondaires qui parfois déclenche chez eux un sentiment de révolte, c’est typique de la série non ? J’ai l’impression de voir ça assez souvent dans Doctor Who, y compris dans les Classics (le premier Docteur est de loin le moins sentimental). Je ne saurais pas te citer d’épisode précis par contre.

Tom : Disons que je n’ai pas une gigantesque confiance en Moffat, mais que je m’efforce de penser que tout est réfléchi… Au risque de me casser la gueule. Sur le côté insensible, c’est pour moi une patte du Docteur qui a toujours du mal à comprendre la « simplicité » des humains, et donc le rend « détaché » de leurs problèmes. Par contre, c’est aussi indirectement pour cela qu’il les adore.

Clo : C’est vrai que le Bootstrap Paradox, prémâché, est moins intéressant. Pour l’insensibilité du Docteur effectivement ça a toujours été le cas, je ne sais pas pourquoi ça m’a sauté au yeux cette fois-ci. Peut-être qu’après que le Docteur a assumé son statut de personnage jouant pour un public en s’adressant à lui, j’imaginais une prise de conscience des seconds rôles de leur état (ce qui m’a marqué c’est le changement rapide entre la remontrance et la résignation, comme si eux-mêmes réalisaient leur insignifiance, ou je surinterprète). PS : j’ai dit « poisson » mais c’est un « Roi pêcheur », mais comme ce titre honorifique méritait une mythologie qu’on ne lui a pas accordée (pourquoi Roi pêcheur ? ça m’intrigue), finalement poisson, c’est bien.

Gibet : En fait ils ont pas creusé le Roi pêcheur parce que c’est déjà une référence mythologique en soi, c’est un roi de la légende arthurienne qui est censé surveiller le Graal. Après je maîtrise pas suffisamment cette mythologie pour te dire le rapport entre le Roi pêcheur de l’épisode et celui de la légende.

Clo : Je viens d’aller checker ça et j’ai quelques liens : le Roi est associé à la terre gaste, une terre désolée et tournée vers l’ancien temps, comme le village figé dans les eaux. Dans la mythologie celtique il est une divinité associée à la mort et pêche les âmes, comme dans la série où il vole la mort des humains qu’il attrape (inscription = hameçon ?). Après j’ai trouvé des liens un peu tordus, genre dans la légende le Roi pêcheur fait une grande fête pendant 80 ans où ses disciples lui coupent le tête, puis la récupèrent et retournent chez eux et dans l’épisode le peuple (le Lincoln à la tête de hamster y compris) est asservi, se libère, fait la fête longtemps, finalement revient à la case départ et transporte le corps de son ancien maître. Genre l’immortalité en tant que Graal. Genre dans le mythe chrétien, blessé, il attend le « bon chevalier », celui qui saura le guérir, celui qui lui posera la bonne question, et là c’est le Docteur. Les deux premières idées elles sont correctes je trouve, après les autres c’est un peu plus par extension, de toute façon par extension on peut trouver des liens partout avec tout. Mais vu que le lien n’est pas convaincant, qu’en l’absence d’explication du nom du Roi pêcheur c’est forcément une référence au mythe, je prends ça pour une prétention d’érudition entre le sympa et le bof (le sympof). Ah et c’est aussi, dans la légende, le Roi qui ne peut pas se mouvoir, couché au lit, comme dans la série où il est censé être enfermé dans sa civière.

Gibet : Est-ce que c’est marqué dans la légende que le Roi pêcheur a la tête de Predator malade ? Moi je vote sympa.

Tom : Moi je vote bof.

Clo : Mais c’est celtique, peut-être que les Anglais sont très calés sur la question et que ça coule de source pour le public de là-bas.

Gibet : Comme si nous il y avait euh une référence à euh Astérix ?

Tom : Par contre, on en parle de la voix de Corey Taylor (chanteur de Stone Sour et Slipknot) sur le cri final ? Il y a un côté guest star assez intéressant derrière. Entre lui, Maisie Williams, tu sens que la série est à une sorte de paroxysme et peut se permettre d’avoir des guests assez classes.

Gibet : Doit-on voir dans l’emploi de Corey Taylor une rockisation de Doctor Who (il y a en plus la guitare électrique, les lunettes, le générique de l’épisode) ?

Clo : Avec une figure de méchant pareille il fallait faire un clin d’œil à l’esthétique métal. Maintenant que vous le dites, ce monstre a quelque chose des créations de Giger (artiste orienté métal).

Fisher King doctor who lunécile

Tom : Le côté « cape qui remonte », éventuellement, mais on est moins dans l’organique/technique que Giger (pour ceux qui suivent pas, Giger est le mec à qui l’on doit l’esthétique Alien). Je trouve que ça manque d’organique, de « sale », à part la bouche, ou ce qui sert de bouche. Mais oui, il y a inspiration.

Clo : Comparé à Giger le Roi pêcheur a l’air fait en papier mâché.

Tom : Ça reste Doctor Who hein, souvenez-vous la saison 1 avec Eccleston.

Gibet : Oui, ça rejoint la tradition des méchants de Doctor Who super lents et un peu cheap qui font pas vraiment peur.

Tom : Quand ça fait peur, c’est que c’est pas méchant, comme le gamin de « Are you my mummy ? ».

Gibet : Tu parles en général ou dans Doctor Who ?

Tom : Dans Doctor Who. Concrètement, à part quelques rares exceptions (dont les anges), si ça fait peur et/ou est surnaturel, c’est pas dangereux, c’est souvent un mécanisme de protection, une espèce qui veut être aidée etc… La technique de la peur/angoisse est souvent dézinguée de cette manière, par contre les trucs les plus dangereux font rarement peur (à moins qu’une poubelle renversée avec un fouet et un débouche-chiotte vous terrifie).

Gibet : Je m’étais jamais fait cette réflexion mais je pense que c’est probant, et ça rejoint l’idée de Clo qui voit Doctor Who comme une série pour enfants.

Clo : Oui, Docteur Who c’est effrayant/ stressant à dosage homéopathique.

Tom : C’est pas de l’horreur angoisse, c’est une série vraiment grand public, qui ne tombe jamais dans le trop. Trop d’angoisse, trop méchante, trop compliquée, trop simpliste, trop sexuelle, trop asexuelle. Sur ce dernier point, il suffit de voir l’historique des relations du Docteur avec ses compagnes (notamment Tennant/Rose et les allusions aux bananes et à la danse).

Clo : Mais alors si Doctor Who est moyenne partout, pourquoi n’est-elle pas insipide ?

Gibet : Alors là je pense que je peux répondre car ça rejoint mes recherches d’étudiant-chercheur ! Pour faire simple, dans les œuvres populaires, tout ce qu’on cherche à susciter chez le spectateur doit rester sous contrôle, de sorte qu’il n’y ait pas réelle possibilité de trouble – c’est l’idée de défouloir sans douleur. Ce qui fait que par un certain côté toute la pop culture fonctionne comme les œuvres pour enfants, où ce dosage délicat est fait encore plus consciemment (il s’agit de permettre à l’enfant d’expérimenter en tout confort toute sécurité).

Clo : Je valide ! Mais alors ça veut dire qu’on ne sert plus la catharsis au grand public. Pourquoi ? Enfin si, tu parles de défouloir, mais c’est clairement plus le même.

Gibet : Roland Barthes rappellerait que l’ordre social est antécédent à disons l’ordre esthétique et donc que si on ne pratique plus la catharsis comme on pouvait le faire pendant l’antiquité c’est simplement que la société occidentale contemporaine est pas du tout la même que la société occidentale antique – il ajouterait dans la foulée que c’est parce qu’on est devenus des bourgeois à la con.

Tom : C’est pour ça qu’il faut écouter du métal, on cherche pas à être gentils dans la musique (même si les métalleux sont des bisounours inside). Mais la musique dans son énergie, sa complexité (d’aucuns diraient sa violence) et son décorum font office de catharsis. Mais j’adhère complètement à cette théorie.

Clo : Si Barthes l’a dit alors ! Pourtant il y en a des séries trashs, des séries que potentiellement ce même public regarde aussi. Le défoulement doit être ailleurs, comme dans le métal justement, j’imagine que c’est une histoire d’énergie dégagée, Doctor Who en fait des tonnes à coup de « il faut sauver l’humanité tout entière ! »,  « Ce seul homme viendra à bout d’une armée de robots destructeurs ! », « Vite ! ils sont derrière toi ! », « Haaa explosion de flammes shprouuuuwsh !! », y a une dimension aventure qui en plus d’être bien rythmée est imaginaire. Mais alors, ce n’est pas tant un défouloir qu’une échappatoire, un univers assez vaste, varié, malléable et détaillé pour être absorbé par chacun. En fait Doctor Who c’est cool parce que c’est un monde refuge parfait : on est en sécurité mais on ne s’ennuie pas.

Gibet : Il y a des séries plus trashs qui ont un succès équivalent mais elles ne visent pas un public aussi large que Doctor Who. Breaking Bad, Dexter, Game of Thrones (par exemple) ça ne cherche pas à inclure les spectateurs les plus jeunes et les plus sensibles et de fait ça peut se permettre plus de sang, de cul, de situations vraiment malaisantes. Pour autant je ne trouve pas que ce soit des séries profondément troublantes parce que tout ça reste très très moral – d’ailleurs une bonne part des critiques sur ce genre de séries consiste à relever quand la série n’a pas été assez morale, et plus la série montre des situations immorales plus il y a de discours moraux, comme pour compenser. En début d’année on s’est scandalisé contre l’épisode de Game of Thrones où Sansa se fait violer, sous prétexte que la séquence au lieu de montrer la souffrance de la gamine n’est qu’un truc usuel pour faire évoluer le perso masculin qui regarde. Le raisonnement tient pas trop debout parce que même si c’était ça (ce que concrètement la séquence en question contredit un peu) il faudrait forcément accentuer la souffrance de la gamine pour que la scène fasse choc sur le perso masculin (ce qui permettrait au spectateur de recevoir les deux à la fois) et de toute façon la série est très lisible quant au regard qu’elle porte sur ses trucs immoraux, ils savent très bien quand ils sont en train de montrer un truc pas bien (ce qui n’était pas le cas dans Dexter où plus ça avançait plus les scénaristes intériorisaient la vision du monde de Dexter, ce qui rendait la série gênante pour tous les gens qui n’ont pas la pulsion peine de mort), dans la scène du viol y avait notamment une grosse musique bien explicative pour montrer que ATTENTION CECI EST MÉCHANT ET HORRIBLE. Tout ça reste à mes yeux reste confortable. Pour la musique, Tom, tu as raison, on peut encore parler de catharsis, et pas seulement pour les concerts de métal. Mais la musique c’est différent c’est directement organique, c’est « le seul art qui existe » dit Christian Metz.

Tom : Tout ça pour dire que ce soir c’est épisode 5 à la maison ! Y a Maisie Williams, et les titres des épisodes sont hyper accrocheurs. J’avoue espérer que Clara soit remplacée par elle. J’en peux plus de Clara, elle était mignonne et tout, mais le côté « chose fragile » m’épuise. Elle a quasiment passé autant d’épisodes que Rose, mais je trouve qu’elle est assez lisse. Rose avait une émotion avec le Docteur, Donna était drôle, Amy originale avec Rory… Je classe Clara au même niveau que Martha. Compagne anecdotique. C’est moche.

Gibet : Clara comme « chose fragile » ça se vérifie pas trop dans la saison 8…

Tom : T’as l’impression qu’elle est là car il n’y a personne d’autre. Je trouve que l’histoire avec son mec en saison 8 ne rime à rien, ils essaient de faire du Amy/Rory puis non en fait. Et au final il décanille, ça t’en touche une sans faire bouger l’autre.

Gibet : Moi je trouvais ça pourri la relation Amy-Rory.

Tom : Moi je trouvais ça drôle et réussi. Pas une compagne, mais un couple de compagnons. Et Rory est inutile et transparent au début, mais quand il devient le Centurion après le Pandorica il prend beaucoup de charisme et de profondeur, sans compter le jeu permanent entre qui du Docteur ou de Rory est numéro 1 dans le cœur d’Amy. J’ai un très bon ressenti de cette période.

Gibet : Pas du tout d’accord. Beaucoup trop inconstant en terme d’écriture et du coup impossible à suivre ! Mais j’avais déjà argumenté ça dans la première partie de la discussion (au moment où on parle de la sexualisation de Matt Smith).

Clo : Maisie Williams, ça c’est du guest star ! J’ai pas assez d’attachement pour Clara pour comprendre la si grande importance que lui porte le Docteur mais elle ne me sort pas part les yeux (le mot « mignonne » la définit assez bien ouais).

Tom : Depuis les premiers trailers de la saison 9 j’attends de voir ce que va faire Maisie Williams. Sachant que c’est une actrice en devenir, qui en même temps va avoir un rôle moins important potentiellement dans Game of Thrones (devenant une tueuse multiface, elle peut être remplacée aisément dans beaucoup d’épisodes), elle a le potentiel d’être une nouvelle compagne et de renouveler un peu l’image de la compagne : plus jeune, plus fougueuse, presque enfantine, ce qui trancherait de manière super intéressante avec le Docteur qui est maintenant un « vieux monsieur ». On reviendrait à une relation plus père/fille qu’amis, ce qu’on a depuis 2005, et ça pourrait donner pas mal de peps au Docteur.

Gibet : Mais c’est ringardos les relations père-fille ! C’est ce qu’ils proposaient au tout début de la série et y a une raison s’ils le font plus… on est 2015 quoi c’est bon c’est fini papa raconte-moi la vie.

Tom : Sans faire du papa raconte-moi la vie, avoir un personnage plus fougueux, plus tête brûlée avec un Docteur plus posé pourrait renouveler la série. Car le côté « compagne à moitié sexualisée », on en a fait un peu le tour, entre l’amour, l’amoureuse folle, le côté ambigu… Là on sait même pas où on va avec Clara. Je pensais même avec le pilote qu’une Missy en compagne serait vraiment novateur et couillu, avec en plus l’inquiétude que le personnage pourrait faire une vacherie n’importe quand au Docteur.

Gibet : Ils sont amis, c’est pas suffisant ? Pourquoi faut-il nécessairement aller quelque part ? Je pense qu’avec Missy ce serait pénible, le côté « elle peut devenir vache à n’importe quel moment » ce serait géré n’importe comment par Moffat, ça permettrait trop de twists fastoches et improbables. Après j’avoue que dans les quatre premiers épisodes de la saison 9 ils font pas grand-chose de Clara (ce sera quand même jamais du niveau de fadeur de Martha !) et que s’ils continuent sur cette voie ça me dérange pas qu’elle se casse. D’ailleurs pourquoi râler quand on sait qu’elle s’en va bientôt ?

Clo : Missy a dit à un moment donné qu’elle prenait pour une insulte qu’on suppose qu’elle et le Docteur aient ce caractère animal de la séduction, elle dit que les humains ne pensent qu’à ça dans un instinct reproducteur. C’est vrai qu’il y a quelque chose de bassement humain dans le délire réification du Docteur beau gosse, et c’est tellement ennuyeux de se dire que oh, un homme, une femme, allez, faisons un couple (hétéro-normativité, tout ça). Je n’ai vu que de l’amitié entre le Docteur et Clara et j’espère que ça ne sera pas remplacé par une relation père-fille parce que le glissement vers des attitudes patriarcales est trop probable. Mais (même si j’ai du mal à y croire) je serais ravie que Maisie Williams intègre la série.

Doctor who s09e05 lunécile

S09E05 The Girl Who Died

Gibet : Bien cool ce nouvel épisode ! C’est celui que je préfère de la saison 9 pour l’instant, puisque c’est à la fois une véritable aventure et à la fois très inventif. J’aime particulièrement quand la série lutte comme ça contre son propre esprit de sérieux (ça manquait dans le double épisode précédent – je ne sais pas pourquoi mais la série a tendance a être plus humoristique quand elle se place dans un cadre historique que dans un cadre SF, et déjà dans les Classics). Il y a un point quand même qui me donne envie de chipoter : je reste perplexe face à la résolution du mystère « choix du visage Capaldi » qui avait été lancé dès le premier épisode de la saison 8. Je dois avouer que j’attendais qu’ils rebondissent là-dessus depuis ce moment et que je pensais qu’ils avaient zappé – donc en un sens c’est cool – mais aussi je m’attendais à un gros truc, parce que merde si le Docteur se réincarne d’une telle manière et qu’on insiste dessus c’est bien qu’il doit y avoir un gros truc genre twist de ouf qui bouleverse la série dans un series finale… finalement ce serait un rappel du Docteur pour lui-même en mode « tu sais c’est ok de sauver une vie de temps en temps » pour un zode de milieu de saison. C’EST NUL. Non ? Sinon, que pensez-vous du plan final de l’épisode (à part qu’il est cheum) ? Maisie va-t-elle devenir la nouvelle nemesis du Docteur ? Attendez, je lis que Davros avait prédit la création de l’hybride dans le double épisode d’intro. Je ne sais plus quoi penser…

Tom : J’ai lancé pas mal de pistes d’analyse dans ma critique, dont l’hybride, Ashildr et l’image du serpent. Mais je sens venir une aventure cross-seasons avec Maisie, comme pour River Song (qui apparemment devrait revenir faire une apparition dans la saison 9).

Gibet : Deux choses sur ta critique : d’abord ta déduction sur la possible utilisation récurrente de Maisie Williams me semble pertinente – justement ma question est : à votre avis quel rôle va-t-elle jouer dans la trajectoire du Docteur ? D’autre part, tu dis que c’est un épisode anodin sauvé par la manière dont il fait avancer l’arc de la saison. Moi je trouve que ça aurait été un très bon épisode même sans ça.

Tom : En fait, l’épisode ne m’a pas tant enthousiasmé car encore une fois, on est dans une structure classique, des humains faibles VS une race hyper dangereuse de l’espace (alors qu’on sait que ce sont les Sontariens les pires), comme dans « Cold War » (S07E08), on avait eu à peu près la même. Avec un guerrier de glace martien dans un U-Boat si mes souvenirs sont bons.

Lune : Ça me dit rien, ça devait pas être terrible comme épisode.

Tom : Ça l’était pas.

Gibet : Alors pourquoi leur en vouloir de refaire l’épisode mais en beaucoup mieux ?

Tom : Je leur en veux pas. J’ai trouvé le côté trop Game of Thrones du début facile mais après, l’épisode se délie, et le fait que les villageois soient des bras cassés non guerriers et que le Docteur s’assume en leader est bien foutu, le côté bébé est trop important dans le scénario par rapport à son impact en temps normal (alors que c’était super bien foutu dans l’épisode de Matt Smith), et j’adore le final télépathique d’Ashildr.

Clo : Cet épisode il m’a fait rire, pas toujours en le faisant exprès je crois. J’ai pas compris à quoi servait l’introduction, à la fin j’ai eu l’impression que j’avais raté quelque chose (peut-être que je le re-regarderai). J’ai pas arrêté de penser aux séries Vikings et Game of Thrones mais Doctor Who a su garder sa singularité. J’ai bien aimé Maisie Williams même si je la préfère en Arya (en même temps c’est le début avec ce nouveau personnage). Je me demande si les vikings étaient vraiment des villages composés à 90% d’hommes dont des hémophiles. J’ai trouvé la traduction bébé absolument grotesque mais ça m’a bien fait rire. Le plan de fin je l’ai pas trouvé si cheum, ou alors juste un peu relou, ça donnait un côté célébration de l’avènement de l’hybride avec presque simultanément la promesse de sa déchéance (gnagnagna) quand son sourire s’efface. Je n’ai aucune idée de quel sera son rôle mais ses origines belliqueuses et sa détresse de se retrouver seule perdue dans le temps ça va peut-être… la rendre très vilaine ? Tom tu parles des Monty Python dans ta critique, ça m’a fait revoir mon jugement, c’est pas ridicule c’est juste de l’humour anglais. Finalement, vu tout le second degré dont fait preuve la série, elle n’est pas drôle à son insu, elle joue de son grotesque et de son WTF.

Lune : Quoi, qu’est-ce que je lis ? Je pars trois jours et c’est la fête on dit n’importe quoi ? Tom tu dis que Clara = Martha : WTF, Martha ne vivait que par le Docteur, et c’est pas le cas de Clara, qui a sa petite vie bien rangée à côté (peut-on faire plus rangé que prof ?). Elle arrête pas de dire que le Docteur est son hobby, elle devrait plutôt dire passion parce que c’est un peu dévorant comme passe-temps, mais y a quand même pas que lui. Et sa relation avec son mec c’est pas du tout comme Amy/Rory, ils étaient intégrés comme couple-compagnon, et si le Docteur menace tout le temps les relations des compagnonnes c’est parce qu’il est dangereux, c’est une question de cohérence scénaristique et aussi d’identification (les compagnons = nous autres nullos qui rêvons d’aventure mais attention l’aventure a un prix). Après j’aimais pas tellement Danny et j’aimais pas tellement Rory mais ça suffit pas à dire que c’est pareil. Clara c’est une de mes compagnonne préférées, on l’a assez dit, je veux bien qu’on en préfère d’autres mais de là à la comparer la Martha-la-potiche faut pas pousser. Par rapport à ce nouvel épisode et the super guest Maisie Williams : j’avais envie de la voir jouer un rôle plus adulte que dans Game of Thrones où elle est censée avoir 12 ou 13 piges. Elle a un visage enfantin mais elle est majeure, c’est plus un bébé. Et elle est extrêmement drôle (quelqu’un d’autre a vu ses vines ? cette fille sait se servir de ses sourcils). Si elle intègre la série, le schéma qui me semble le plus bateau et que donc j’ai pas envie de voir c’est 1) elle le revoit et lui fout un poing dans la gueule car c’est salaud de lui faire ça en se prenant pour Dieu 2) le Docteur penaud l’aide à trouver comment vivre ça (elle trouve une vocation ou l’amour) 3) elle devient inaccessible par un procédé type Rose monde parallèle ou RorAmy coincé dans un endroit du temps inaccessible. D’ailleurs quelqu’un peut-il m’expliquer ça : je ne comprends pas que le Docteur ne puisse pas aller les rechercher 10 ans plus tard que la fameuse date qui coince, ils meurent longtemps après quand même – j’ai loupé une explication ?

Tom : Le Docteur indique qu’il ne peut y aller en raison d’un paradoxe temporel… En gros, c’est du Timey Wimey, il ne peut pas car il ne faut pas qu’il puisse. C’est l’explication la plus plausible que j’aie trouvée.

Gibet : Moi j’avais trouvé ça super super bidon l’adieu d’Amy et Rory, « il ne peut pas car il ne faut pas qu’il puisse » c’est pourri comme principe pour un événement aussi crucial. Vraiment j’étais furieux, d’autant que ça demande pas de se creuser la tête très fort pour trouver un moyen de séparer définitivement un Docteur de son compagnon ! Même un truc en mode « ouais bah j’en ai marre de voyager je veux me ranger » c’est plus acceptable.

Tom : J’aime trop les anges, je veux les revoir !

Gibet : Autant j’adore les anges – ce sont les meilleurs méchants de Doctor Who 2005 à ce jour – autant les épisodes qui les mettent en scène, mis à part « Blink », m’ont toujours laissé sur ma faim. On sent que les mecs savent que c’est leur idée de génie et ils essaient de surenchérir en rajoutant des trucs (l’image d’un ange est aussi un ange dans « Le Labyrinthe », toutes les statues sont des anges dans l’épisode de Manhattan) mais finalement ils profitent même pas de leurs créatures genre dans « Le Labyrinthe » ça se barre totalement en couille dans la deuxième partie, avec plein de twists moffatiens – alors qu’avec un concept pareil, tu peux faire 40 minutes de tension de ouf sans artifice. Même « Blink » (j’aime beaucoup l’épisode hein) quelque part ça ne profite pas pleinement des possibilités des anges. Il faudrait tenter une fan fic expérimentale avec juste un huis-clos et des anges.

Tom : Owi ! Je suis d’accord sur le fait qu’ils ont été inexploités. D’ailleurs, à mon goût, les meilleurs Doctor Who sont ceux qui arrivent à créer/réveiller des peurs sans trop en montrer (c’est mon côté hitchcockien), je pense notamment à « Blink » ou « Silence in the Library ». Mais j’apprécie qu’ils aient été utilisés dans l’épisode de Manhattan, car cela a confirmé leur rôle de « grands méchants » en faisant disparaître Amy/Rory. Et les bébés anges étaient une idée terrible mais « Le Labyrinthe »… on dira qu’on l’a jamais vu, deal ?

Lune : Pour revenir à nos oignons, j’ai trouvé ça intéressant Tom que tu relèves l’image du serpent : vous croyez que ça sera totalement inédit ou une réutilisation du mythe chrétien ? Ou du symbolisme grec antique ? C’est Gibet qui m’avait expliqué ça, on mettait des bracelets en forme de serpent au bras des nouveaux-nés car le serpent est l’animal le plus proche de la terre, or en Grèce et surtout à Athènes c’est super important d’être indigène – Maisie plaint le Docteur qui n’a pas de home sweet home – c’est lointain mais qui sait. Globalement j’ai beaucoup aimé cet épisode, j’ai juste eu un mouvement de recul avec le « je parle bébé » aussi, mais en même temps le commentaire de Clara désamorce un peu. Ça aurait pu être bien qu’il y ait plus de réactions de scepticisme parmi les villageois. En fait ça m’ennuie parce que je n’adhère pas du tout au mythe de l’enfant = être pensant complexe dont on est coupés par manque de langage commun. Les bébés c’est pas si compliqué. Il faut arrêter de croire que parce qu’on comprend pas quelque chose c’est forcément plus complexe ou pur que nous (y en a qui pensent ça des animaux aussi en mode ils sont pas pervertis par la société donc ils ont un savoir plus véritable, là le bébé est devin – stop au mythe du bon sauvage). Je retourne à Ashildr, c’est dommage qu’elle soit si proche d’Arya esthétiquement, y a quand même moyen d’arranger Maisie Williams autrement. Elle a l’air bien partie pour être une méchante ouais. Moi ça me plairait bien. Mais le Docteur serait totalement désarmé face à elle, non ?

Tom : Il serait désarmé face à elle car il l’a créée dans un sens. Personnellement, j’aimerais voir une relation évoluer avec elle, d’abord pourquoi pas une relation presque compagne (dans le sens où il peut la retrouver à différents moments de l’histoire un peu comme River Song), puis justement dériver vers une sorte de haine car à cause de lui, elle voit les gens mourir autour d’elle (un amour proche par exemple ? à vrai dire, je m’en fous). Je pense qu’une évolution serait bienvenue, peut-être sur plusieurs épisodes pas forcément linéaires, afin de distiller petit-à-petit le personnage. Pour l’utilisation du serpent, je n’en sais rien. C’est une marotte de Doctor Who de jouer avec un fil rouge sur une saison, et il semble que cette année, cela soit sous le signe du serpent. Cela peut-être une manigance totale de la colonie Sarff comme le retour du serpent de la voie lactée qui annonce le « Silence will fall » du début de la saison 5… ou rien à voir. Personnellement, j’adore les constructions clin d’œil sur de multiples saisons, donc la théorie 2 m’excite vraiment, mais cela ne reste qu’une théorie.

Gibet : Bon, pour reprendre un peu tout ce qui a été dit sur le dernier épisode, perso je l’ai trouvé suffisamment inventif à l’intérieur de sa trame classique pour que ça me satisfasse. D’autant que, comme l’a dit Clo, l’épisode est très drôle, parfois très volontairement, parfois de manière plus insidieuse avec des notes d’auto-parodie (« You’re always talking about what you can and can’t do but you never tell me the rules », les effets spéciaux super moches genre incrustation du faux Dieu dans le nuage), parfois involontairement – je vois que tout le monde par exemple a tiqué sur le truc du bébé, c’est vrai que c’était un peu foireux et trop long et pas suffisamment désamorcé. Mais bon au milieu d’un épisode absurde ça se teinte d’une autre couleur. Pour revenir sur les différentes spéculations : tout ce que vous me dites m’a l’air probable… ce qui me rend d’autant plus curieux de voir la suite. Sinon, petite intuition par rapport au motif des serpents… ça n’aurait pas un lien avec les siluriens et plus particulièrement avec Mme Vastra ? Vu qu’ils nous ressortent le truc de « le Docteur n’a pas choisi cette tête par hasard » et que c’est une des premières personnes qu’il voit après sa réincarnation dans « Deep Breath »…

Tom : J’ai peur que ça finisse en eau de boudin comme avec la Grande Intelligence en fait. S’ils linkent avec le serpent de la saison 5, ça peut mal tourner.

Gibet : C’est quoi le serpent de la saison 5 ?

Tom : Celui qui annonce que « Silence will fall » dans la maison d’Amy (S05E01). Comme les noms d’épisodes me rappelaient la saison 5, ça a fait un tilt dans ma tête (« The Girl Who Died » /« The Woman Who Lived » n’est pas si éloigné de « The Girl Who Waited »).

Picture shows: Peter Capaldi as the Doctor and Maisie Williams as Me

S09E06 The Woman Who Lived

Tom : Ma critique sur Oblikon.

Lune : Plutôt d’accord avec toi sur pas mal de choses, ça m’a plutôt enthousiasmée comme épisode (et merci d’avoir mis le doigt sur la ressemblance monstre lion/Cocteau, c’est vraiment ça – j’ai vu ce film à Premiers Plans et j’ai eu plusieurs fous rires, me faisant haïr au passage par la salle). Par contre ça me dérange pas que le retour d’Ashildr à ses responsabilités soit aussi rapide, mais ça aurait pu être intéressant de la voir vraiment faire des trucs d’enculée et qu’elle soit impardonnable, puis qu’elle prenne le rôle qu’elle a pris, ça nous aurait mis dans une position inconfortable yay ! J’ai pas repéré le motif du serpent dans cet épisode, t’as vu quelque chose ?

Tom : Non, j’ai cherché en vain aussi… Mais faudrait le revoir, ça peut n’être qu’un clin d’œil (comme le Bad Wolf TV de la saison 1 qui était en tout petit dans un coin d’une retransmission).

Lune : À un moment y a une tombe sur le chemin du Docteur à cheval, j’ai pas eu le temps de lire, mais ça m’a paru bizarre d’avoir foutu une tombe là (après ça se barre un peu loin dans l’analyse de détails alors que peut-être y a un stagiaire qui était content de sa tombe en papier mâché et ils l’ont mis là pour faire plaiz).

Tom : C’est une éventualité… Mais ça peut aussi être un clin d’œil.

Gibet : Moi je serais plutôt d’accord avec l’idée, proposée par Tom, que cet épisode est un peu précipité. Pour ça, je m’y suis légèrement ennuyé. C’est pas tant que le revirement final soit brutal – de fait il l’est un peu, mais la manière dont Lady Me digère son moment de compassion rectifie un peu le tir (son altruisme nouveau est avant tout une manière d’emmerder le Docteur). En fait, même si les efforts de Maisie Williams pour incarner non plus une enfant mais une femme sont louables, j’ai eu du mal à sentir le passage du temps entre les deux épisodes. Notamment parce que concrètement on a vu les deux épisodes à une semaine d’intervalle (je n’imagine pas ce que ça donnera pour les binge-watchers) et qu’on sent bien qu’ils ont tourné ça dans la foulée. Ça m’a fait un peu pareil que les grosses ellipses entre chaque épisode de la première partie de la saison 7, quand le Docteur revient voir Amy et Rory aléatoirement, l’impression qu’on me montrait qu’un mini-bout d’une énorme histoire qu’on n’avait pas l’intention de me montrer en entier (ce qui peut être excitant dans d’autres contextes – mais Doctor Who nous propose des récits classiques, pas des trucs expérimentaux fragmentaires post-modernes). Comment est-on censés dans cette configuration là être surpris, avec le Docteur, de revoir Ashildr ? On n’a pas eu le temps de l’oublier. J’aurais trouvé plus judicieux de se garder Lady Me sous le coude pour plus tard – plus tard dans la saison, ou plus tard dans la série. Pareil pour la cartouche du deuxième hybride possible qui est expédiée à la première occaz. En gros il y a mauvaise gestion du temps, le temps de la fiction ici ne prend pas en compte le temps du spectateur. Dommage car ils avaient bien réussi ça pour l’introduction puis le retour de River Song. Après c’est sûrement qu’ils ont besoin de Lady Me pour la fin de saison ou le Christmas Special du coup fallait qu’ils se magnent de préciser son rôle, mais en l’état c’est un peu du gâchis. Le pire c’est que comme je n’ai pas réussi à croire que du temps s’était écoulé dans la vie du Docteur et de Lady Me, toutes les discussions sur la souffrance de l’immortalité ça m’a pas touché, pas intéressé du tout. En plus, dès qu’on en arrive à ces questions-là, dans la plupart des trucs SF, on en revient aux mêmes poncifs de gnagnagni gnagnagna mélancolie ressentiment. Pouvez-vous me citer un personnage d’immortel épanoui ? Moi non. Alors que : POURQUOI PAS ? Le mythe de l’immortel ne servirait qu’à nous rassurer (allez finalement c’est pas mal d’être mortel) ? D’ailleurs c’est pas très logique que l’amnésie du personnage soit source de souffrance. Si elle oublie elle a pas de raison de mal le vivre – genre vraiment maudite la meuf, elle oublie mais elle oublie pas suffisamment pour oublier qu’elle oublie, et du coup pour encore plus se faire du mal elle se note toutes les souffrances passées dans ses petits carnets ARGL QUELLE SOUFFRANCE D’OUBLIER LES SOUFFRANCES (ce dispositif aussi il est discutable mais indiscuté : ça marche pas du tout comme ça l’écriture d’un journal intime, surtout sur un si long terme – relisez Montaigne que diable !). J’aimerais que même si c’est totalement fictionnel on affronte ces questions-là de manière un peu concrète. De manière générale les gens se contentent de perpétuer le lieu commun. Bon après c’est peut-être pas le lieu dans Doctor Who, série qui a plus tendance à compiler ce qui a déjà été fait qu’à inventer réellement. Mais justement, si c’est pas la question, pourquoi nous casser les pieds avec des fausses considérations philosophiques ? En ce qui concerne l’intrigue de l’épisode avec le lion moi ça m’a bien amusé. C’est le genre d’intrigues cheap et naïves (avec des moments super kitschs à la réalisation – toute la chevauchée du Docteur on dirait une parodie avec le plan large qui a l’air d’être à chaque fois le même et le plan serré où Capaldi est obligé de cabotiner pour faire croire qu’il est sur le dos d’un cheval qui va à toute allure !) que je m’attends plutôt à trouver dans les Classics, mais qui me dérangent pas dans la série 2005. Je préfère la SF naïve à la SF faussement maline.

Tom : Je suis tout à fait d’accord sur le temps de la série. Sachant que les deux épisodes à venir n’ont pas l’air d’avoir grand-chose à voir, mettre cet épisode 6 après aurait permis de voir le temps passer. Pour le reste, sur la souffrance, j’ai pas le souvenir d’un Jack Harkness souffrant de son immortalité… ça le faisait chier, certes, mais il profitait quand même sacrément bien de la vie !

Gibet : Tout bon vivant qu’il est, il me semble me souvenir qu’il a des moments de mélancolie récurrents dans Torchwood… Tel un super-héros je regarde pensivement la ville depuis les toits, mon manteau accompagnant les soubresauts du vent nocturne etc etc. À propos de Torchwood, petite digression, ton article laisse supposer que tu as regardé la série ; est-ce que c’est vraiment bien ? Moi je m’y étais mis pendant la saison 7 de Doctor Who, à la recherche d’un peu de substance whovienne non corrompue par Moffat, et ça m’avait pas déplu (amusant de voir le pendant adulte de Doctor Who période Davies) mais en même temps pas totalement convaincu (abus de poncifs) – je m’étais empressé d’abandonner en voyant que la saison 8 se rapprochait de ce que j’attendais.

Tom : J’ai commencé la saison 1, mais pas eu/pas pris le temps de vraiment avancer. D’après ce que j’ai lu, comme Doctor Who 2005, la saison 1 est poussive, mais ça démarre vraiment. Mais là, nombreux clins d’œil à la période Davies et Torchwood vont faire que l’on va forcément s’y remettre.

Gibet : Me suis arrêté aussi à quelques épisodes de la fin de la saison 1. Je m’y remettrais quand j’aurai fini les Classics… dans sept ans.

Clo : Je suis assez d’accord avec tout ce que vous dites. Le personnage de Lady Me (j’adore son nouveau nom déjà, j’espère que le Docteur ne lui fera pas changer) est passionnant, je ne l’ai pas trouvé si tristounette de sa situation, elle a oublié, elle est surtout tournée vers le futur, finalement tous ses textes pour la mémoire est-ce que ce n’est pas juste quelque chose qu’elle a fait sur le moment de façon exutoire comme elle n’avait personne à qui le raconter, puis qu’elle garde pour matérialiser et quantifier le temps qui passe (ou pour dire que c’est elle qui a la plus grosse, bibliothèque) ? J’aime aussi beaucoup sa curiosité, sa polyvalence et son dynamisme (le mot CV choisi par le docteur est parfait). J’ai aussi été perturbée par son revirement de bord rapide mais c’est peut-être un choix purement rationnel : le trou qui vient de s’ouvrir dans le ciel ne l’emmènera nulle part et détruira le monde qui lui reste, l’ailleurs n’étant plus possible, autant préserver l’ici, et hop elle tourne ça en compassion pour plaire au Docteur. J’ai été contente qu’aucune de nos théories n’ait vraiment été validée, même si on a vu un petit passage où ils jouent du « père/fille », pour mieux démonter ce rapport (une bonne fois pour toutes ?). C’est vrai que de jour, on se demande si le grand vilain lion ronronne si on lui gratte derrière les oreilles. J’ai hâte de voir ce qu’il va se passer aussi, entre ce nouvel immortel (qui a l’air assez funky), Lady Me, Clara… Le plan de fin (assez simple à base de portrait zoomé là) m’a assez touchée, je n’ai pas su trouver ça kitsch, j’y ai juste vu beaucoup d’affection, j’ai trouvé ça mignon.

Tom : Après l’est-il, immortel, ce brave Sam Swift ? J’ai l’impression que les scénaristes ne le savent même pas (d’où le « il l’est, ou pas… »). J’attends surtout un lien éventuel avec Harkness, il est cité dans l’épisode, et je viens de découvrir que le vieux domestique de Lady Me était… le doubleur de Face of Boe. Bref, beaucoup d’immortalité pour un épisode (le tout étant scénarisé par une fille ayant bossé sur Torchwood).

Gibet : Tu dis que l’épisode ne confirme aucune de nos théories, c’est pas tout à fait vrai. Lune avait anticipé le mouvement ressentiment-vocation et Tom avait vu venir le truc de elle devient haineuse à cause de la perte de quelqu’un de cher. Autrement dit, on commence à capter comment ça fonctionne une saison de Doctor Who, on va pouvoir prendre le relais quand Moffat jettera l’éponge. Il semblerait que nous arrivons au terme de cette seconde partie de discussion, vous avez des choses à rajouter ?

Lune : Moi c’est bon. J’ai toujours hâte de voir la suite et toujours autant d’enthousiasme à entendre wouwiwoooo !

Tom : Pareil, j’attends toujours le Docteur avec autant d’impatience ! Et j’ai hâte d’être au 14 novembre, je fais le Doctor Who Festival, une convention avec spectacle, à Londres, en présence du casting and co.

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Gibet : Tom, quel vin faut-il boire pour accompagner un visionnage de Doctor Who ?

Tom : Tout dépend de l’épisode ! Sur un épisode comme « The Girl Who Died », je prendrais une bière de type IPA, assez rustique. Sur un épisode de type huis-clos comme « Under the Lake », je privilégierais un rouge chaleureux du type Rhône septentrional (Crozes-Hermitage, St-Joseph, Cornas, idéalement Côte-Rôtie)… Mais en général, pour moi, Doctor Who, c’est léger, agréable, et on aime y revenir, un peu comme un très bon blanc sec, un Sancerre, Pouilly-Fumé ou Vouvray.

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