Greatest Hits : gloire et décadence du clip-show

I know I would love to forget all the painful things that have happened to me. But unfortunately I keep re-playing them in my head like some clip show from a bad sitcom too lazy to come up with a fresh story (J.D., Scrubs, S06E11).

Tout le monde déteste les clip-shows. Ces épisodes qui compilent de vieux extraits de la série dans un montage trop souvent paresseux. Leur raison d’être est simple : ils permettent des économies de production et remplissent, sans trop avoir à se fatiguer, une case horaire. Seulement, il faut se souvenir d’une époque où le public d’une série n’avait aucun moyen de binge-watcher quoi que ce soit ou de revoir en boucle sur Youtube leurs passages favoris. Le clip-show servait alors à la fois de best-of et de previously on, de véritables débriefings pour les nouveaux spectateurs.

Quand j’ai découvert Friends en cours de route, lors d’une rediffusion de la quatrième saison sur France 2 en 1999, j’étais bien heureux qu’on me montre de vieilles images des six colocataires et de leur évolution. L’étrangeté de la VF, c’est qu’un nouveau doublage et parfois même de nouvelles traductions étaient proposées et on se retrouvait donc avec deux versions parfois très différentes des mêmes scènes entre l’épisode original et son inclusion dans un clip-show.

Aujourd’hui, les clip-shows ont presque entièrement disparu. Les rediffusions intempestives, les coffrets DVD, Youtube, Netflix et l’exigence grandissante du public leur a ôté toute raison d’être. Si l’on veut économiser, on va désormais favoriser le bottle episode, huis-clos limitant personnages et décor, ce qui donne des moments aussi réussis que « The Fly » dans Breaking Bad ou « Cooperative Calligraphy » dans Community.

Mais le clip-show n’en reste pas moins une particularité intéressante de la télévision américaine et je vous propose une exploration chronologique (et non exhaustive, bien entendu) de cette drôle de tradition. On verra qu’ils peuvent prendre différentes formes – de la plus stupide à la plus créative – et avoir différentes utilités. Ils sont majoritairement liés aux comédies mais certains dramas n’hésiteront pas à franchir le pas.

Robinson Crusoe of Clipper Island (1936)

Dès les années trente, le concept sévissait déjà dans les serials, des feuilletons d’aventure ou de science-fiction composés de plusieurs épisodes diffusés chaque semaine au cinéma, s’achevant systématiquement par un cliffhanger, pour que le spectateur revienne la semaine suivante. L’ancêtre des séries donc. Et cet épisode des aventures de Robinson Crusoé, datant de 1936, est l’un des premiers exemples de clip-show, permettant à un nouveau public d’être au courant de tous les rebondissements et intrigues en cours.

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Bugs Bunny – « What’s Cookin’ Doc? » (1944)

Avant d’être qualifié de clip-show, les épisodes utilisant le concept de recyclage de vieilles images était parfois qualifié de « cheaters » (tricheurs), en particulier dans le monde de l’animation. Dans cet épisode, Bugs tente de gagner un Oscar en montrant au jury ses plus beaux moments à l’écran. Ce montage ne s’étend pas à l’épisode tout entier mais permettait tout de même d’économiser de précieuses minutes d’animation. On se retrouve notamment face à des scènes de « Hiawatha’s Rabbit Hunt », datant de 1941 – qui sera par la suite censuré à cause de son contenu raciste, comme de nombreux Merrie Melodies de l’époque.

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Leave It To Beaver – S06E39 Family Scrapbook (20 juin 1963)

Diffusée sur ABC entre 1957 et 1963, Leave It To Beaver était la série idéale pour les enfants de l’époque et aussi leurs parents, qui pouvaient développer la bonne habitude de les occuper en les plaçant devant un téléviseur. Elle suivait les mésaventures du jeune Theodore Cleaver, sur les bancs de l’école, dans les allées de son lotissement ou à table avec sa famille. Un énorme succès pour ce feuilleton pionnier dans de nombreux domaines : la commercialisation de produits dérivés, les clichés que reproduiront de nombreuses comédies familiales et… l’utilisation du clip-show en guise de series finale. Oui, quand les américains se pressent devant leur écran en juin 63 pour savourer les ultimes bêtises de Beaver, c’est une compilation des meilleurs moments de la série qu’on leur propose. Un series finale clip-show, c’est l’ultime outrance et ils seront nombreux à en faire autant, de La Fête à la Maison jusqu’à Frasier en passant par Seinfeld (on y reviendra).

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Star Trek : The Original Series – S01E11-S01E12 The Menagerie (17 et 24 novembre 1966)

À cause d’effets spéciaux très difficiles à produire pour l’époque, la livraison des épisodes inédits de Star Trek était très complexe. Il arrivait même que NBC reçoive un nouvel épisode seulement trois jours avant sa diffusion. Pour compenser le retard accumulé, le créateur Gene Roddenberry imagina dès la première saison un double épisode capable d’être produit le plus rapidement possible. « The Menagerie » réutilise donc de nombreuses scènes de « The Cage », le pilote non diffusé de la série et mélange le neuf et l’ancien de manière cohérente, sans perturber le cours des intrigues. Il gagnera un Hugo Award (l’équivalent science-fiction des Emmys) ce qui prouve qu’avec assez d’ingéniosité, le clip-show peut faire des miracles.

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All In The Family – S05E15 The Best Of  (21 décembre 1974)

All In The Family sera le Leave it To Beaver des seventies, une comédie familiale au succès d’audience phénoménale. C’est Henry Fonda qui sera convoqué pour présenter cette rétrospective d’une heure coïncidant avec le 100ème épisode de la série. Utiliser le clip-show pour marquer une étape importante ou un anniversaire deviendra par la suite récurrent, en particulier dans les soap-operas où la volonté de résumer les événements est plus justifiée. All In The Family refera le même coup pour le 200ème épisode, avec cette fois Norman Lear, son créateur, en guise de narrateur.

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M*A*S*HS07E4-S07E05 Our Finest Hour (2 octobre 1978)

M*A*S*H ne fera pas l’affront du clip show en guise de series finale et, heureusement, puisque son ultime épisode sera le plus gros succès d’audience des années 80 (125 millions de téléspectateurs !). Par contre, elle n’hésitera pas à utiliser le clip-show régulièrement et notamment avec « Our Finest Hour », un titre bien ironique car il est considéré comme le pire épisode de la série. Il marque pourtant le retour d’un personnage apprécié, le journaliste Clete Roberts (un vrai journaliste, pas un acteur) qui débarque en Corée pour interroger l’équipe médicale du 4077ème régiment. C’est sa deuxième visite et si la première avait permis d’en savoir plus sur les personnages, celle-ci est presque uniquement composée de moments recyclés. Bizarrement, les vieilles images en noir et blanc sont colorisées rendant l’épisode aussi paresseux que laid.

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Diff’rent Strokes  S01E08-S01E09 Retrospective (29 décembre 1978)

Quelques mois plus tard, c’est Diff’rent Strokes (Arnold & Willy en VF) qui pousse le concept encore plus loin, sur NBC. Alors que seulement sept épisodes viennent d’être diffusés, les scénaristes se sentent obligés d’offrir une rétrospective. M. Drummond profite de Noël pour se remémorer ses plus beaux moments depuis l’arrivée d’Arnold et Willy dans son foyer. Deux idées stupides sont donc réunies dans ce double épisode : un clip-show au tout début de la première saison et un épisode de Noël quatre jours après Noël.

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Barney Miller – S05E24 Jack Soo, A Retrospective (17 mai 1979)

Autre raison valable pour un clip-show : la mort d’un acteur. Jack Soo interprétait le sergent Nick Yemana dans la sitcom policière Barney Miller (l’ancêtre de Brooklyn Nine-Nine) et fut atteint en 78 d’un cancer de l’œsophage qui l’éloigna des studios d’ABC. Sa dernière apparition, dans l’épisode « The Vandal » (S05E09) était prémonitoire, la dernière réplique de son personnage étant « I have nothing to add ». Quelques mois plus tard, après qu’il a succombé à sa maladie, ses camarades lui rendent hommage dans une rétrospective retraçant les meilleurs moments de Nick Yemana. Les acteurs sortiront de leur rôle dans un clip-show émouvant se terminant par un toast général et concluant la cinquième saison. En 1998, quand Phil Hartman mourra dans un sordide accident domestique, le cast de NewsRadio en fera autant dans le season premiere de sa cinquième et ultime saison, sans recourir pour autant à un clip-show.

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Star Trek: The Next Generation – S02E22 Shades of Gray (17 juillet 1989)

L’Histoire se répète. À cause de « Q Who » (S02E16), un épisode à la production très onéreuse, la Paramount ordonne à l’équipe de Star Trek TNG de pondre quelque chose de très cheap. Au départ, un huis-clos est imaginé mais très vite, il est décidé qu’un clip-show sera encore plus facile à expédier et à filmer en trois jours seulement. Résultat : les fans seront furieux et « Shades of Gray » sera considéré comme l’un des plus épisodes les plus horribles de l’univers Star Trek. Ce qui peut à l’origine n’être qu’un dispositif relou mais inoffensif peut s’avérer très néfaste pour la réputation d’une série.

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The Simpsons – S04E18 So It’s Come To This: A Simpsons Clip Show (1er avril 1993)

Des décennies après Bugs Bunny, l’animation restait toujours un art demandant du temps et entraînant parfois des retards dans la production (tout le monde n’a pas la rapidité de Trey Parker et Matt Stone). Pour soulager le travail des animateurs, Matt Groening autorisa l’utilisation du clip-show à partir de la quatrième saison des Simpson. Cela deviendra par la suite une tradition (« The Simpsons 138th Episode Spectacular » avec un Troy McClure très en forme notamment) mais c’est vraiment avec celui-ci que le clip-show deviendra un art. Face à un Homer entre la vie et la mort à l’hôpital, sa famille se remémore leurs meilleurs moments en sa compagnie. Le résultat est aussi tendre qu’amusant, permettant aux scénaristes d’enchaîner les références cinématographiques et de récompenser les fans avec des clins d’œil bien sentis. « So It’s Come To This » est toujours considéré comme l’un des meilleurs exemples de clip-show.

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Friends S04E21 The One With The Invitation (23 avril 1998)

Voilà l’épisode dont je vous parlais dans l’introduction, celui qui m’a permis de mieux comprendre la relation entre Ross et Rachel alors que, gamin, je découvrais la série. C’est le premier clip-show de Friends  et loin d’être le dernier puisque chaque saison aura le sien. Avec des acteurs aussi chers payés, on peut comprendre la volonté de NBC pour réduire le budget le temps d’un épisode. Pourtant, chaque clip-show aura le droit à des scènes inédites et parfois même, serviront à faire avancer l’intrigue. Ainsi, « The One With Christmas In Tulsa » (S09E10) permettra à Chandler de quitter son job.

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Seinfeld – S09E23-S09E24 The Finale (14 mai 1998)

Le 14 mai 1998 était une grosse date à la télévision américaine : Frank Sinatra mourait et Seinfeld diffusait son ultime épisode devant 76 millions de téléspectateurs. Pour l’occasion, Larry David était de retour pour écrire l’ultime mésaventure de Jerry, Elaine, George et Kramer, réunis au tribunal face à toutes les personnes qu’ils ont offensées depuis le début de la série. Alors que l’épisode précédent était déjà un double clip-show, David enfonce le couteau en incluant un tas d’images d’archives lors des témoignages de chaque plaintif. C’est très bien pour se rafraîchir la mémoire mais ce n’est pas franchement innovant. Heureusement, tout ça se terminera en prison, une peine bien méritée.

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Xena: Warrior Princess – S05E16 Lifeblood (13 mars 2000)

« Lifeblood » est le troisième clip-show dans Xena et peut-être le plus original. Il s’agit d’un best-of des scènes du pilote d’Amazon High, un spin-off jamais retenu car jugé trop mauvais. Selma Blair y jouait une amazone qui se retrouve donc face à Xena pour raconter l’histoire de son peuple avec les images de sa série mort-née. Du recyclage assez unique en son genre.

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Frasier – S08E19 Daphne Returns (1er mai 2001)

Bien avant son series finale à moitié recyclé, Frasier aura l’occasion d’innover un peu avec le concept du clip-show. Au milieu d’une huitième saison qui n’est pas franchement la meilleure de la série – qui, malgré tout, est selon moi la meilleure sitcom de l’époque – les scénaristes vont mixer des images d’archives avec de l’inédit. La relation de Niles et Daphne est au plus mal et, pour consoler son frère, Frasier l’invite à se remémorer les étapes importante de son couple. On revoit alors des scènes de « Dinner At Eight » (S01E03), « Moon Dance » (S03E13) ou bien « First Date » (S05E20) mais grâce à une technique d’incrustation plutôt réussie, c’est le David Hyde Pierce et la Jane Leeves de 2001 qui sont utilisés dans ces séquences. Cela permet à Niles de réaliser qu’il a une vision idéalisée du passé et a trop souvent mis Daphne sur un piédestal. C’est inventif et ça raconte quelque chose sur les personnages et notamment sur un couple qui souffrait alors d’un manque de fraîcheur.

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Alias S01E17 Q & A (17 mars 2002)

ABC a souvent maltraité Alias et sa diffusion erratique ruinait trop souvent les efforts des scénaristes pour construire un univers complexe et basé sur la continuité. Heureusement, ils décidèrent généreusement, avant d’attaquer la dernière ligne droite de la première saison, de mettre en place un clip-show afin d’accueillir de nouveaux spectateurs dans la vie mouvementée de l’espionne Sydney Bristow. « Q & A » est donc clairement une réponse à la chaîne qui demandait à J.J. Abrams : « tu peux nous expliquer ta série parce qu’on a rien suivi ». Le personnage de Terry O’Quinn pose toutes les questions nécessaires à une bonne compréhension des intrigues et les images d’archives sont compilées à la manière d’un énorme previously on.

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Stargate SG-1 S08E15 Citizen Joe (8 janvier 2005)

À partir des années 2000, alors que la télévision embrasse de plus en plus le post-modernisme, il sera de bon ton de jouer avec le concept même de clip-show et d’en extraire du méta. Et oui, pour appuyer ma thèse post-moderniste, j’utilise Stargate SG-1, cet inoffensif saga de science-fiction dont les rediffusions égayaient vos après-midis sur M6. Les scénaristes font ici appel à Dan Castellaneta (le doubleur d’Homer Simpson) pour incarner Joe, un type dont la vie a été ruiné par l’équipe de Jack O’Neill et qui est condamné à recevoir des visions des aventures de nos héros depuis le début de la série. Il en a donc profité pour raconter tout ça à sa famille et aux clients de sa boutique et, grâce à lui, on revisite sept saisons d’une façon plutôt originale et décomplexée. Ceux qui écoutent son récit donnent régulièrement leur avis, permettant donc à Stargate SG-1 de mettre en scène les questionnements de leurs fans et de les tourner en dérision. Malin.

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Lost – S02E07 The Other 48 Days (16 novembre 2005)

Avec des séries aux intrigues aussi alambiquées que Lost, les scénaristes eux-mêmes ont parfois besoin de leurs propres clip-shows pour ne pas s’emmêler les stylos. À chaque mi-saison, ABC proposera des previously on assez conséquents permettant à tout le monde d’être à la page avant de nouveaux inédits. Mais Damon Lindelof et Carlton Cuse utiliseront également leurs archives à l’intérieur d’un épisode afin que l’on découvre ce qui a bien pu arriver aux autres survivants du vol Oceanic 815 lors des 48 jours qui se sont écoulés depuis le crash. Comme avec Frasier, les images d’archives de la série (et en particulier du pilote) seront mélangés avec de nouvelles scènes pour offrir une nouvelle perspective sur des événements connus. Pas toujours très douée pour les flashbacks ou les flashforwards, il s’avérera donc que Lost saura faire bon usage des possibilités du clip-show.

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Scrubs – S05E22 My Déjà Vu, My Déjà Vu (9 mai 2006)

Le véritable clip-show dans Scrubs, c’est « My Night To Remember » (S06E11), un truc paresseux au possible. Mais « My Déjà Vu, My Déjà Vu » est un faux clip-show plutôt inventif où les souvenirs de J.D. alors qu’il se promène dans les couloirs du Sacred Heart ne sont pas des images d’archives, mais de vieilles scènes réinterprétés par les comédiens. La morale de l’épisode, comme nous l’assène la voix-off de Zach Braff, c’est que, même si l’histoire se répète, ce sont les petites nuances qui font toute la différence.

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Un exemple agaçant à plusieurs niveaux (et j’en parle surtout car il s’agit, vous le savez, de ma série favorite). « Owner of a Broken Heart » marque le retour de la série après quasiment cinq mois d’interruption, dus à la grève des scénaristes, et a le culot d’inclure un tas d’images d’archives. Un semi clip-show consacré uniquement à la relation entre Abby et Luka, alors en péril, et caressant donc dans le sens du poil les shippers du couple. Du fan service paresseux, pas plus intéressant à regarder qu’un montage amateur sur Youtube. Heureusement, d’autres intrigues viennent s’ajouter à cette parenthèse mielleuse mais malheureusement, on est au beau milieu de la pire saison de la série, avec des scénaristes qui semblaient peu enclin à sortir de la grève.

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The Office S06E13 The Banker (21 janvier 2010)

Parfois, les clip-shows viennent perturber la nature même de la série. Dans The Office, les scénaristes ont jugé bon d’y avoir recours, sans véritable bonne raison – le cast très large et le décor huis-clos ne justifiant en rien l’économie de budget. Surtout qu’avec la forme mockumentaire, il est difficile d’expliquer pourquoi les employés de Dunder Mifflin se mettent soudain à se remémorer des scènes déjà vues quand un investisseur vient leur rendre visite. Peut-être que l’équipe documentaire a elle-même réalisé un montage d’archives mais ce serait là aussi difficilement compréhensible. Une grosse entorse à la forme de la série qui ne sera, hélas, ni la première ni la dernière. J’ai longtemps cru qu’il s’agissait du pire épisode de la série. Jusqu’à la huitième saison…

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Community – S02E21 Paradigms of Human Memory (21 avril 2011)

Le post-modernisme est poussé à son paroxysme par un Dan Harmon qui connaît par cœur les bonnes et mauvaises formules de la télévision. Quand le groupe d’étude de Greendale réalise que l’année qui vient de s’écouler était plutôt traumatisante, on nous propose donc un faux clip-show qui revisite des événements marquants de la saison… que l’on n’a jamais vu avant ! Un exercice méta savoureux qui joue malicieusement avec le fonctionnement de la mémoire et les zones d’ombres du récit afin d’épaissir les personnages et d’enchaîner les références pop-culturelles. C’était bien quand c’était bien Community… Il paraît en tout cas qu’Harmon vient de remettre ça avec « Total Rickall », dans la deuxième saison de Rick & Morty, la série d’animation qu’il a imaginé avec Justin Roiland. Si quelqu’un l’a vu, n’hésitez pas à nous en dire plus et s’il pousse le concept encore plus loin.

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En tout cas, il est désormais très rare de tomber sur un clip-show. Quelques comédies à l’ancienne osent encore franchir le pas (Hot In Cleveland récemment) mais à l’heure du streaming, le procédé est devenu complètement obsolète. On ne le regrettera pas mais on a vu, je pense, qu’il n’était pas forcément à l’origine de mauvais épisodes.

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