Doctor Who, de 2005 à 2013

Gibet : Je dois avouer que je sais pas trop par où commencer. Ton ressenti général ?

Lune : Hum c’est une série très inégale donc c’est difficile d’avoir un ressenti général. J’ai l’impression que quand on a découvert avec Rose et Nine c’était une autre série. Il y a des épisodes géniaux, émouvants, drôles, bien rythmés, et d’autres creux et artificiels, surtout pendant l’ère Moffat. Mais même devant les pires épisodes, je passe un bon moment devant Doctor Who. Y’a toujours quelque chose pour rattraper les épisodes. En général, c’est le Docteur, mais pas toujours (et c’est encore vrai surtout pour l’ère Moffat, c’était pas sympa de gâcher Matt Smith).

Gibet : Oui t’as pas tort. Autant y’a des séries où le changement de showrunner ne se ressentira pas du tout, autant là ça tranche sec entre Davies et Moffat. Du coup, je te propose ensuite d’en parler séparément. Par contre, pour en revenir au ressenti général, moi, j’ai passé pas mal de mauvais moments devant Doctor Who, et si tu n’avais pas été là, ou qu’il n’y avait pas eu le Challenge séries, je pense que j’aurais arrêté assez vite, ou sauté un paquet d’épisodes. Pour les gens comme moi qui n’ont pas d’inclination particulière pour la SF, je pense que la série est vraiment trop inégale pour valoir le détour. Ceci dit, je ne suis pas en train de rejeter la série en bloc. J’y ai quelquefois passé d’excellents moments, et je respecte profondément cet univers, tout comme je respecte n’importe quel univers fictionnel aussi dense, vaste et long (d’ailleurs, j’ai jeté un œil aux Classics et ça m’amuse pas mal). C’est juste que le ratio de bon et de mauvais penche sérieusement vers le mauvais. Sur sept saisons, j’en ai vraiment apprécié trois, voire deux et demi.

Lune : Oui t’as raison quand tu dis que ça vaut pas forcément le détour, ça doit même être très pénible à regarder pour ceux qui n’aiment la SF, surtout la SF cheap, mais c’est un peu un incontournable pour les fans de SF, et c’est un produit culturel assez important.

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DOCTOR WHO SOUS RUSSELL T. DAVIES

Gibet : C’est bien. C’est la plupart du temps très moche, mais très conscient de ça et donc jamais en train de flamber, à tenter de faire des trucs spectaculaires grillés d’avance. C’est loin d’être parfait aussi, mais je trouve que l’inégalité de ces quatre premières saisons de Davies font sens par rapport au propos général : c’est le bordel, on sait jamais sur quoi on va tomber, un épisode génial peut succéder à un épisode tout pourri, on peut choper un très beau moment au milieu d’un épisode de merde et inversement, ou un très bon épisode au milieu d’une saison pas terrible et aussi inversement, parfois la série va être très soucieuse de continuité (les gens qui fuient de Londres au bout de quelques catastrophes de Noël, Big Ben en travaux…) et parfois absolument pas (les théories de voyages temporels qui se contredisent…) – mais justement, Davies fait tout le temps dire à ses deux Docteurs que le bordel c’est bien, que c’est ça qui fait que l’espèce humaine est si attachante, alors ça confère une espèce d’unité au truc. C’est le bordel, mais le bordel, c’est pas si mal. Et c’est vrai que c’est amusant de regarder une série imprévisible.

Lune : Sous l’ère T. Davies on a trois saisons avec David Tennant qui est génial et qui fait vraiment décoller la série. Malgré tout l’amour que j’ai pour Christopher Eccleston, on peut difficilement le préférer à David Tennant (même si certains le font et que je vais m’attirer les foudres de la communauté, diantre – car c’est aussi ça Doctor Who, une grande communauté qui s’aime et s’engueule pour savoir si c’est Nine ou Ten ou Eleven le meilleur docteur : personnellement je trouve que le travail de David Tennant est incomparable, surtout puisque qu’il se permettait de dire à Russell T. Davies c’est nul ton truc viens on fait ça plutôt et que quand une série repose autant sur le personnage principal c’est important qu’il y ait du dialogue acteur-show runner, mais malgré tout ça, mon coeur bat plus fort pour Matt Smith. C’est peut-être parce que Moffat a passé son temps à érotiser le Docteur plutôt que d’écrire des bonnes histoires et paf fin de la digression).

Gibet : Je n’ai pas tellement de préférence par rapport aux interprètes, je trouve que les trois sont très bons, qu’ils arrivent à faire une proposition solide avec chacun leur sensibilité. Malgré tout, je préfère forcément les 9 et 10 parce que leur écriture est tenue, y’a des arcs d’évolutions, et ils font toujours à peu près des trucs sensés. Ce que j’aime d’ailleurs dans l’ère Davies, c’est que peu importe la qualité de l’épisode, il y a la certitude de voir un Docteur admirable, qui fait plaisir à suivre. Ce n’est pas le cas chez Moffat, qui écrit assez souvent le Docteur comme d’autres écriraient Alf : en gros, un alien survolté qui fait beaucoup de bêtises mais on l’aime bien quand même. Je n’aime pas du tout cette version du Docteur goofy, et pourtant c’est vraiment ce que Moffat tient à nous offrir – dès le S05E01, avec la séquence du repas où le Docteur ne sait pas ce qu’il aime manger (son plat préféré c’est du poisson pané à la crème anglaise MDR), on est dans ce registre. C’est un peu mieux quand ils atténuent cet aspect pour en faire un Docteur clumsy qui s’en sort toujours en donnant l’impression qu’il ne sait pas ce qu’il fait. Ça, c’est une proposition plutôt attachante, et il n’y a que quand le 11 est comme ça que j’arrive à l’apprécier. Il arrive aussi assez souvent que le 11 mente éhontément à ses compagnons ou aux gens qu’il rencontre ponctuellement dans chaque aventure, et ça n’est pas sain car ça n’est pas justifié par autre chose que « ah bin ça arrange Moffat ». Il y a un épisode de la saison 6 (je crois) où le Docteur cache pendant tout un épisode qu’il a compris depuis un moment ce qui cloche avec Amy. Et à la fin, hop, il sort son tournevis, et il révèle le truc. Et ça n’a pas d’autre intérêt en dehors du fait que ça fait cool. C’est n’importe quoi ! Qui a envie de suivre un type pareil ? Et quand je dis suivre, c’est autant pour les persos que les spectateurs. Un héros qui trompe tout le monde car son auteur ne sait pas ne pas faire le malin, moi je trouve ça très triste.

Lune : Je trouve ça difficile de parler des qualités de l’ère Russell T. Davies sans cracher immédiatement sur Moffat alors je sors les canines. Par exemple, tu dis que Doctor Who est une série assez bordélique et que c’est bien, et je me suis rendu compte rétrospectivement que malgré ce bordel on sait toujours où on en est et ce qui se passe. On est jamais enterrés sous des arcs pourris et faussement complexes comme on le sera sous l’ère Moffat, qui en plus sont ennuyeux. Moffat a l’art des arcs très alambiqués qui ne créent pas de mystère puisqu’en tant que spectateur on n’arrive pas à s’impliquer et s’intéresser. C’est pas du mystère si no one cares (c’est un poème, j’espère que t’aimes). C’est dommage parce qu’il se concentre plus là-dessus que sur l’évolution des relations de ses personnages. Sous l’ère T. Davies, les relations sont bien mieux gérées, et ça tient peut-être au fait que la sentimentalité est plus ponctuelle. Les relations sont du coup plus simples à faire évoluer et les moments où le Docteur montre ce qu’il ressent par rapport à ses compagnons en deviennent plus précieux (la final de la saison 2 oh là là). Par contre, Moffat a l’avantage sur T. Davies de n’avoir jamais fait une erreur de casting aussi grosse que Freema truc. Tu trouves pas qu’il gère du casting l’ami Moffat ? Mais au final, peut-être que T. Davies est plus fort même sur ce plan parce que mon épisode préférée de la série, (et le préféré d’un tas de gens), Blink, se trouve dans la saison avec Martha (Freema truc) que je déteste déteste déteste. C’est très fort de réussir à nous montrer un épisode si bien foutu qui ne pâtit pas de la lourdinguitude de Martha.

Gibet : C’est drôle car pour montrer que Davies est fort, tu cites un épisode écrit par Moffat hihi.

Lune : Oui c’est T. Davies qui a mis son tampon « approuvé par le chef » dessus alors ça compte. Et Moffat a écrit un tas d’épisodes très bien quand T. Davies était le chef, c’est un bon scénariste sur le court terme, pour un épisode fermé.

Gibet : Je ne sais pas trop quoi dire par rapport au casting. Pour avoir vu Freema Agyeman dans un ou deux autres trucs, je sais que c’est pas une mauvaise actrice dans l’absolu. Donc Davies a bien des failles d’écriture lui aussi. Si Freema est mauvaise en Martha, c’est que le perso est vraiment inconsistant (qu’est-ce qui la définit ? elle est amoureuse du Docteur point barre). Mais Moffat c’est pas mieux, car c’est tous ses persos qui sont comme ça.

Lune : Du coup, ça serait plausible de croire que c’est Moffat qui a eu l’idée de Martha HEIN QUOI non je suis pas de mauvaise foi.

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DOCTOR WHO SOUS STEVEN MOFFAT

Gibet : Je vais être court sur Moffat car en fait on a déjà tout dit en négatif. Pour résumer ce que je pense, j’ai une bonne citation d’Edgar Allan Poe, qui parle des jeux de l’esprit en général, mais qui peut s’appliquer exclusivement à la fiction de divertissement. Aussi s’il y en a qui bitent rien aux échecs, c’est un bon argumentaire pour faire genre vous êtes quand même malin :

De même que l’homme fort se réjouit dans son aptitude physique, se complaît dans les exercices qui provoquent les muscles à l’action, de même l’analyse prend sa gloire dans cette activité spirituelle dont la fonction est de débrouiller. Il tire du plaisir même des plus triviales occasions qui mettent ses talents en jeu. Il raffole des énigmes, des rébus, des hiéroglyphes ; il déploie dans chacune des solutions une puissance de perspicacité qui, dans l’opinion vulgaire, prend un caractère surnaturel. (…) Je prends donc cette occasion de proclamer que la haute puissance de la réflexion est bien plus activement et plus profitablement exploitée par le modeste jeu de dames que par toute la laborieuse futilité des échecs. Dans ce dernier jeu, où les pièces sont douées de mouvements divers et bizarres, et représentent des valeurs diverses et variées, la complexité est prise — erreur fort commune — pour de la profondeur. L’attention y est puissamment mise en jeu. Si elle se relâche d’un instant, on commet une erreur, d’où il résulte une perte ou une défaite. Comme les mouvements possibles sont, non-seulement variés, mais inégaux en puissance, les chances de pareilles erreurs sont très-multipliées ; et dans neuf cas sur dix, c’est le joueur le plus attentif qui gagne et non pas le plus habile. Dans les dames, au contraire, où le mouvement est simple dans son espèce et ne subit que peu de variations, les probabilités d’inadvertance sont beaucoup moindres, et l’attention n’étant pas absolument et entièrement accaparée, tous les avantages remportés par chacun des joueurs ne peuvent être remportés que par une perspicacité supérieure.

Pour laisser là ces abstractions, supposons un jeu de dames où la totalité des pièces soit réduite à quatre dames, et où naturellement il n’y ait pas lieu de s’attendre à des étourderies. Il est évident qu’ici la victoire ne peut être décidée, — les deux parties étant absolument égales, — que par une tactique habile, résultat de quelque puissant effort de l’intellect. Privé des ressources ordinaires, l’analyste entre dans l’esprit de son adversaire, s’identifie avec lui, et souvent découvre d’un seul coup d’œil l’unique moyen — un moyen quelquefois absurdement simple — de l’attirer dans une faute ou de le précipiter dans un faux calcul.

T’en penses quoi ?

Lune : Je pense que c’est une bonne manière de montrer que ceux qui font les petits malins ne sont que des flambeurs, et je comprends d’autant plus que je gère plutôt niveau règles complexes et gymnastique mathématique et que je vois bien que c’est du vide. Par contre je te soupçonne de toujours pas avoir digéré mes multiples victoires aux jeux de société dues au fait que tu piges que dalle aux règles. Mais oui c’est une bonne manière d’illustrer la différence entre T. Davies, l’efficace joueur de dames, et Moffat, le tricheur aux échecs.

Gibet : D’une, je m’en fiche car une fois j’ai fini une grille de Démineurs en 9 secondes. BAM. De deux, pour filer la métaphore, Moffat est d’autant plus casse-bonbons que c’est le genre joueur d’échecs qui quand il en a marre de perdre balance « Ah mais au fait j’ai le droit de faire ça ! – Ah bon ? – Ouais ouais fais-moi confiance ! – Ah bah t’as gagné du coup. – J’y avais pas pensé, mais oui du coup oui. » De trois, pour arrêter la métaphore, Sullivan Le Postec a écrit un excellent bilan sur ce qui ne marche pas dans le Doctor Who de Moffat – le seul moyen de faire mieux sur cette thématique, ça serait de choper Moffat dans un coin pour lui faire rendre des comptes. Une équipe sauvage vénère le prend à la sortie de la cantine : « Hi Steven. WHY DO YOU SUCK ? ».

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TOPS ET FLOPS

Lune

Compagnon préféré : Donna Noble parce qu’elle a des balls, qu’elle a pas de relation amoureuse avec le Docteur (même Rory aurait bien envie de se le taper), qu’elle est drôle et que la manière dont se clôt sa relation avec le Docteur est la plus touchante des clôtures de relations compagnons/Docteur.

Saison préférée : la 4 parce qu’il y a Donna Noble.

Réplique préférée : « Okay then. That’s what I’ll do. I’ll tell you a story. Can you hear them? All these people who lived in terror of you and your judgment. All these people whose ancestors devoted themselves, sacrificed themselves to you. Can you hear them singing? Oh you like to think you’re a god. But you’re not a god. You’re just a parasite. Eat now with jealousy and envy and longing for the lives of others. You feed on them. On the memory of love and loss and birth and death and joy and sorrow, so… so come on then. Take mine. Take my memories. But I hope you’re got a big a big appetite. Because I’ve lived a long life. And I’ve seen a few things. I walked away from the last great Time War. I marked the passing of the Time Lords. I saw the birth of the universe and watched as time ran out, moment by moment, until nothing remained. No time, no space. Just me! I walked in universes where the laws of physics were devised by the mind of a madman! And I watched universes freeze and creation burn! I have seen things you wouldn’t believe! I have lost things you will never understand! And I know things, secrets that must never be told, knowledge that must never be spoken! Knowledge that will make parasite gods blaze! So come on then! Take it! Take it all, baby! Have it! You have it all! »

TOP

5. S02E04 The Girl In The Fireplace : c’est un petit épisode enchanteur avec le Docteur qui roule une pelle à Madame de Pompadour. Joli, léger et triste.

4. S04E09 Silence in the Library / S04E10 Forest of the Dead : le « Donna Noble has been saved » a trotté dans ma tête un long moment. J’aime cet épisode pour ses décors, cette immense librairie vide a un charisme très particulier. Et aussi c’est la première rencontre du Docteur avec River Song, qui m’avait pas mal intriguée, même si ça ne s’est pas révélé être un perso que j’affectionne énormément.

3. S01E12 Bad Wolf / S01E13 The Parting of Ways : c’est le climax de la saison 1, c’est efficace, et je voulais mettre un épisode avec Nine dans mon top 5.

2. S05E14 A Christmas Carol : une très jolie adaptation de Dickens, avec des poissons mignons qui nagent dans l’air et qui réagissent à la musique.

1. S03E10 Blink : c’est pas un choix très original. C’est un épisode efficace et simple, où on ne voit pas tant que ça le Docteur. C’est beau de nous foutre la trouille avec des statues, n’importe quelle statue.

FLOP

4. S03E01 Smith and Jones : épisode de présentation de Martha, où on s’ennuie gentiment.

3. S06E08 Let’s Kill Hitler : tentative désespérée de rendre River Song cool.

2. S04E05 The Poison Sky : comme si une Martha suffisait pas, la voilà qui se dégote un clone.

1. S05E07 Amy’s Choice : le Docteur et ses potes arrêtent pas de s’endormir et ils savent pas ce qui est un rêve et ce qui l’est pas et y’a du danger de mort imminent et on s’en fiche.

Comme j’ai que 4 épisodes dans mon flop, j’en rajoute un à mon top :

6. S07E07 The Rings of Akhaten : épisode poétique et musical, avec une tirade de Eleven pas mal du tout.

Gibet

Compagnon préféré : Donna Noble parce que c’est la seule à tenir tête au Docteur, et à lui dire ta gueule quand il dit de la merde et calmos quand il fait nawak (c’est une meuf comme ça qu’il faudrait à Moffat en fait).

Saison préférée : la 1 ou la 4 car c’est les plus équilibrées en terme de qualité à mon sens.

Réplique préférée : une des premières, « Lot of planets have a north » et une des dernières, « The name you choose, it’s like a promise you make. »

TOP

5. S01E07 The Long Game : parce que Davies y trouve le seul moyen de rendre Le Maillon Faible intéressant.

4. S05E14 A Christmas Carol : une belle réécriture du roman de Dickens, qui sait être fidèle tout en ménageant un tas de surprises à qui connaît le récit par cœur, avec un 11 tout clumsy comme on l’aime.

3. S02E10 Love & Monsters : les trois premiers de mon Top 5 sont des épisodes très économiques, dans tous les sens du terme – ici, un nerd fasciné par le Docteur fait un vidéoblog, on voit le Docteur seulement deux minutes à la fin, et il nous avait même pas manqué.

2. S03E10 Blink : on ne peut pas faire plus simple comme règle de jeu DON’T BLINK, c’est tout, DON’T PUTAIN DE BLINK. Et on s’amuse comme des petits fous.

1. S04E08 Midnight : des gens qui répètent les phrases des autres en mode perroquet, ça coûte pas cher mais ça peut faire grave flipper, quand on prend la peine de faire durer le truc. Prends note, réal de film d’horreur fauché.

FLOP

5. S05E11 The Lodger : le Docteur joue au foot lol

4. S03E08 Human Nature / S03E09 The Family of Blood : pour se planquer d’un danger très dangereux qu’il anéantira en 5 secondes à la fin de ce double-épisode, le Docteur devient humain – on se coltine donc les moues connasses de Martha pendant deux heures, dans une intrigue alambiquée qui n’a pas lieu d’être, INSUPPORTABLE. On s’en fiche de voir ce que serait le Docteur s’il était humain puisqu’il l’est pas et qu’en plus ça le rend plus chiant qu’un mur gris.

3. S05E04 The Time of Angels / S05E04 Flesh and Stone : pour modérer l’enthousiasme général envers Blink, il faut souligner que Moffat a quand même grave pourri son idée géniale par la suite. Ici, il rajoute des règles au jeu, et le jeu n’a plus aucun intérêt.

2. S07E05 The Angels Take Manhattan : la même chose, avec encore une autre couche de règles à la con, et il essaie de nous faire pleurer sur le départ « définitif » – c’est définitif car il l’a décidé, sinon ils sont juste envoyés dans le passé, je vois pas trop où est le souci puisqu’on est dans une série où on peut voyager dans le temps – d’Amy et Rory. NON.

1. La saison 6 : c’était nul, et j’ai rien compris. Même sur une promesse aussi primaire que Let’s kill Hitler, Moffat se plante.

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LE NOM DE LA FIN

Gibet : Est-ce que tu regarderas la suite, Lune ? Est-ce que t’es impatiente à cette idée ?

Lune : Bien sûr que je regarderai la suite, et je suis impatiente, mais je redoute un peu aussi. Qu’est-ce que ça donne, Matt Smith et David Tennant sous Moffat ? Cet épisode anniversaire a intérêt à être plus réussi que The Name of the Doctor, le final de la saison 7, parce que je commence à saturer. Et je suis très curieuse de voir ce que ça va donner avec Capaldi pour la saison 8.

Gibet : Un peu pareil. D’une part parce que la deuxième moitié de la saison 7 était correcte et d’autre part parce qu’il va se passer plein de choses avec John Hurt en Dark Doctor, l’épisode anniversaire avec Smith et Tennant et le passage de Smith à Capaldi… En gros je materai ça pour les acteurs. Cela dit, s’il s’avère que la saison 8 est aussi mal branlée que les trois précédentes, tu vas vite te retrouver à regarder ça toute seule. Moffat, je te donne trois épisodes. Fais-moi rêver.

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